L’orbite terrestre en 2202, partie 1

Oui, je sais, ce n’est pas dans l’ordre, genre, pourquoi parler de l’orbite terrestre après Mars, la Lune et la Ceinture, hein ? Bon, ben, en fait, c’est parce qu’on était pas encore sûrs de nous jusque-là pour en parler, voilà. Il faut non seulement avoir les bonnes idées, les rassembler, mais aussi se documenter pour éviter d’écrire trop de bêtises. Par exemple, cet article-là a demandé à consulter et prendre des notes à partir de plusieurs autres documents de Singularités et une demi-douzaine de pages wiki et d’articles documentaires.

Donc, nous allons aborder ici le sujet des habitats autour de la Terre et Luna. En avant donc, pour un tour des grandes stations spatiales de la vaste orbite terrestre du 23ème siècle, en trois parties (l’orbite géosynchrone, les Points de Lagrange, la vie des stations).

Illustration : Nevin Cheng, Shenzhen, China

Données techniques

  • Dimensions : deux anneau virtuels où sont positionnés les stations principales ; le premier de 36 000 km autour de la Terre et le second de 210 000 à 390 000 km autour de la Terre.
  • Gravité : 0G à 0,25G (antimasse)
  • Température min/max (dans le vide) : -180°C/+120°C
  • Nombre de stations : 81
  • Nombre d’habitants : 8,9 millions

Présentation

Un petit cours d’astronomie pour commencer. Dans l’espace, il y a des points où les champs de gravité de deux corps en mouvement, de préférence gros comme des planètes, fournissent exactement la force centripète (la force qui fait tourner un objet autour d’un autre) qui permet à tout ce qu’on pose (de pas trop massif non plus) à ce point de rester immobile par rapport aux deux autres corps. Il bouge, bien sûr, car tout bouge dans l’espace, mais il garde toujours son exacte position relative aux deux corps exerçant leur force sur lui. Ces points, on les nomme les Points Lagrange.

Il y en a beaucoup dans le système solaire ; sont surtout connus le système Soleil-Terre, le système Soleil-Jupiter ou encore le Système Soleil-Mars. Les Points de Lagrange étant des points stables, toujours selon la même configuration (en général cinq points disposés géométriquement), il s’y trouve souvent des astéroïdes qui s’y prélassent mollement sans plus quitter leur place et qui font, à ce sujet, de très efficaces points de repères ; il suffit d’y poser des relais radio et lasers.

Autour de la Terre, car c’est ce qui nous intéresse ici, il y a donc, là aussi, cinq points de Lagrange, nommés L1 à L5.

  • L1 se situe entre la Terre et Luna, à environ 120 000 km de la Lune.
  • L2 se situe du côté face cachée de Luna, à un peu moins de 90 000 km de la Lune.
  • L3 se trouve à l’opposé de la Lune et à environ 240 000 km de la Terre.
  • L4 se situe dans l’orbite de Luna autour de la Terre à environ 280 000 km de la Lune et de la Terre.
  • L5 est situé à la même distance et la même orbite que L4, mais lui fait directement face de l’autre côté.

Les Points de Lagrange, c’est très pratique : une station qui s’y trouve requière un minimum de carburant pour rectifier sa position (et sur L4 et L5, elle n’en aurait quasiment pas besoin) et, en plus, il est très facile de mettre en orbite un objet autour de ces points, sans avoir besoin de dépenser de carburant.

Par contre, même le Point de Lagrange le plus proche, L1, pose le problème d’être trop loin de la Terre pour une première escale après la sortie de l’atmosphère terrestre. Pour cela, pas le choix, il faut des stations orbitales autour de la planète bleue. Et de préférence, on a installé les plus importante en orbite géosynchrone, à 36 000 km au-dessus de la Terre. Dans une orbite géosynchrone, un objet en orbite se trouve toujours dans une trajectoire qui tourne au-dessus du même point ; pratique, donc, pour qu’une station spatiale se trouve toujours à la verticale d’une Vrille de la Terre. Le problème ne se pose pas avec autant d’acuité pour Luna : quitter le sol de la Lune exige peu d’efforts et donc il n’y a pas de nécessité de relais proche On verra d’ailleurs que la plupart des stations orbitales lunaires ont surtout des fonctions défensives et militaires, avant d’être des stations de relais.

La colonisation

On peut se demander ce que fichent 8 millions d’êtres humains dans des stations spatiales alors qu’il y a si peu de monde sur Terre, toutes proportions gardées. On pourrait dire, et c’est une petite partie de l’explication, que vu l’état de la Terre, aller s’installer en orbite n’est pas une si mauvaise idée mais, la réalité, c’est que le mouvement est né de la colonisation spatiale, de son industrialisation comme source de matières premières brutes et transformées, puis de la création de StarForce.

Au départ, les premières stations spatiales, qui en gros datent des débuts du 22ème siècle, après que l’orbite terrestre fut enfin redevenue assez propre et sûre pour qu’on puisse l’utiliser, étaient avant tout des relais pour des explorations habitées et quelques stations scientifiques. Elles furent rapidement suivies par des habitats crées par les premiers Consortiums se lançant à l’exploitation de Luna et de la Ceinture. Ces stations avaient besoin de quais de chargement, de structures de stockage, d’industrie, de sécurité et de gestion pour leurs entreprises. Dès lors, il fallait du personnel pour tout cela, les robots ne pouvant pas tout faire. Un personnel qui avait besoin à son tour de services, et c’était parti. Une fois que des gens ont vécu longtemps dans l’espace, y ont fondés des foyers et des familles, après une génération, revenir sur Terre et sa gravité pesante deviennent un gros problème.

Ce qui a accéléré le phénomène, c’est la Guerre Éternelle et la création de StarForce. Les premiers chantiers militaires n’étaient pas sur Luna, mais en orbite de la Terre, où se trouvaient aussi les relais nécessaires aux expéditions vers le Seuil. Un déplacement de moyens, de ressources et de personnel énorme, qui a accéléré le développement de la colonisation de l’espace. Aujourd’hui, sur les 8 millions d’habitants des stations spatiale, plus de la moitié d’entre eux est née dans l’espace et ne pourrait retourner sur Terre sans des efforts médicaux et un travail de réadaptation qui peut prendre des semaines et n’est pas sans risques. En quelque sorte, c’est un autre Nouvelle Humanité, qui d’ailleurs a son nom, assez couramment employé : « les spaciens ».

Autour des stations

Les habitats de l’orbite terrestres ont beau donner impression qu’ils sont tout proche, leur éloignement relatif se discute en dizaines, parfois en centaines de milliers de kilomètres. Et même s’ils semblent immobiles, ils se déplacent tous à des vitesses moyennes de 7 km/s (oui oui, 26 000 km/hr). L’orbite terrestre est cependant encombrée et on ne parle pas ici des satellites divers. Entre les stations, Luna et la Terre circulent des quantités de tankers-minéraliers, de porte-containers automatisés, de navettes publiques, de plateformes d’entretien, de transorbitaux, de corvettes militaires ou de la ProSpace, de yatchs privés, et j’en passe. Et tout ce monde qui ne cesse d’aller er venir se déplace à des vitesses comprises entre 7 km/s et 15, voir 20 km/s. Malgré la vastitude de l’espace et les distances élevées, en centaines de kilomètres, qui séparent en général deux vaisseaux, un seul accrochage et les deux objets qui se percutent finissent en millions d’éclats. Ceux-ci sont alors propulsés à des vélocités folles qui, dès lors, vont devenir autant de projectiles pour percuter d’autres objets explosant en éclat à leur tour, et ainsi de suite.

C’est pourquoi l’ensemble du trafic spatial est très contrôlé ; tous les véhicules sont suivis par transpondeurs, localisés par radars, guidé par des contrôleurs spatiaux et tenus de suivre des routes très précises, des accélérations, décélérations et vélocités contrôlées. Il n’y a pratiquement pas de marge, en tout cas officiellement, sur ces directives et ces trajectoires de vol, car toute erreur pourrait provoquer une réaction en chaine. Et, pour le coup, même si beaucoup de véhicules sont équipés de double blindages et que les habitats spatiaux sont capables de déployer des boucliers stats, les dégâts d’une collision pourraient être bien supérieurs à la perte de, simplement, deux véhicules.

Encart : le contrôle spatial

Le trafic spatial est très réglementé ; on ne décolle pas comme on veut, on ne fait pas d’insertion orbitale comme on a envie et on ne prend pas la trajectoire qui nous chante. De manière similaire au contrôle aérien du trafic du 21ème siècle, le contrôle spatial est un ensemble de services géré par des contrôleurs spatiaux (principalement des IA) afin d’assurer l’efficacité et la sécurité des vols spatiaux. Le contrôle spatial obéit à des règles internationales, définies par l’IST (International Space Traffic Organization), organisation civile crée par l’AUSA (agence spatiale de l’Union Africaine) et qui dépend de StarForce. C’est l’IST qui gère les réglementations sur la navigation, les communications, les transits orbitaux, les brevets du personnel de vol spatial, etc. Le langage officiel et commun au contrôle spatial est une version très simplifiée, d’environ 300 mots, de l’UNISA, adapté pour pouvoir être compris et parlé aisément par n’importe qui sans support d’Interface ni de Babel. C’est une langue précise et technique, mais autant dire qu’on ne peut guère mener une conversation avec. C’est donc cet organisme par lequel passent tous les pilotes spatiaux, que ce soit pour s’amarrer à une station, quitter ou entrer dans une orbite ou tracer un plan de vol. Quant à la nécessaire force de sécurité chargé d’intervenir en cas de non-respect des consignes du contrôle spatial, celle-ci est, elle aussi une organisation internationale, gérée par StarForce, la Space Police (International Space Police Taskforce).

La ProSpace, les secouristes spatiaux

La Space Protection Agency est une organisation internationale de surveillance, d’intervention et de secours spatial, sous contrôle directe du Conseil Intérieur de l’UNE. C’est un grand réseau chargé de protéger les biens et les personnes dans l’espace, et qui intervient eu cas d’accident qui nécessite des compétences spécialisées et des moyens conséquents. En gros, ce sont les pompiers et les secouristes du système solaire, équipés de vaisseaux rapides et nantis d’une robotique conséquente. Ils sont principalement financés par les subventions de l’UNE et par une « taxe-espace » sur tout le fret orbital autour de la Terre et Luna. Un écot que tout le monde a toujours accepté de payer sans trop rechigner, au vu des services de la ProSpace.  Callisto et le système Jovien sont hors de la juridiction de ProSpace ; sur place, ce sont les unités de secours militaire de StarForce qui jouent ce rôle.

La Prospace, qui, elle aussi, a été fondée par l’AUSA à la fin du 21ème siècle, est connue pour son ancien nom : les éboueurs spatiaux. En effet, son premier rôle était d’aller ramasser dans l’orbite terrestre tout ce que le 21ème siècle y avait accumulé de débris et de satellites à la dérive afin de permettre enfin une insertion en orbite sûre. Un travail de titan qui a demandé en totalité près de 50 ans d’efforts et qui se poursuit encore, puisque même s’ils sont infiniment moins nombreux, il y a régulièrement des trucs qui finissent paumés dans l’espace à tourner à toute vitesse en attendant de percuter quelque chose. Ceci dit, ce travail, grandement robotisé, n’est qu’une des activités de la Prospace dans l’orbite terrestre. Elle s’assure aussi des vérifications normes de sécurité des stations et habitats spatiaux, fait appliquer et certifier les nouvelles consignes de sécurité, et, bien sûr, porte assistance aux personnes qui se retrouvent en détresse dans l’espace, et, sans surprise, cela arrive assez souvent. Elle joue parfois même la police, par nécessité, ce qui ne lui plait pas beaucoup. C’est par exemple le cas dans la Ceinture.

Les spaciens aiment bien la Prospace, en règle général, un peu comme la plupart des gens aiment les pompiers et les secouristes. Des films, des séries, des jeux et simulations en SIRM narrent leurs exploits, on peut trouver plein de goodies à leur effigie et vous pouvez être sûr qu’à toute heure, une de leurs équipes est suivie en directe en vidéo diffusée quelque part sur la Trame. Il faut dire que les Éboueurs Spatiaux ont évités bien des drames et sauvés bien des vies, à un prix élevé. Depuis la naissance de cet organisme, pas loin de 1200 d’entre eux sont morts en service et il est rare qu’une année ne se passe sans morts supplémentaires. Mais il est aussi connu que, si le métier est difficile, exigeant et risqué, la paye est très bonne, sans compter le prestige de faire partie d’un tel corps d’élite.

Le quartier général de la ProSpace est situé à Moonstar Station, sur le point L1. Le principal centre opérationnel de son service de récupération de débris est la Station Majawetu au-dessus de la Vrille de Nairobi.

Principaux habitats

Avant d’entrer dans le détail, il faut retenir que chaque station de l’orbite terrestre appartient à une nation, un groupe de nations ou des Consortiums, et fait partie intégrante de son territoire souverain. La seule station à faire complètement exception à cette règle est Moonstar, la grande station internationale entre Terre et Luna. Ce qui veut aussi dire que toutes les stations ont leurs règles douanières, leurs services pour les faire respecter et leurs quais de contrôler aux frontières. Il y a quelques accords internationaux pour les professionnels en déplacement et certains frets essentiels (comme l’eau) pour faciliter la circulation des biens et des personnes, mais se balader de station en station va impliquer beaucoup de contrôle douaniers et de vérifications de paperasse.

Il n’y a pas réellement de mouvements autonomistes ou nationalistes au sein des populations de l’orbite. Il faut dire que le niveau de vie y est en règle générale plutôt élevé, que la protection sociale qui a cours sur Terre y est à peu près la même, quand elle n’est pas meilleure encore et qu’on ne se retrouve pas avec des gens qu’on a envoyé pourrir en colonie pénitentiaire comme les parents des Luniens ou des réfugiés de Zones d’Exclusion quittant un enfer pour se retrouver dans un autre, comme les colons de la Ceinture.

Cela veut aussi dire que, dans l’ensemble, les habitats de l’orbite terrestre sont des lieux calmes, du point de vue risques, violence et conflits armés. Mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas animé non plus. Les spaciens vivent tout de même assez serrés les uns sur les autres, ce qui crée des tensions locales et des vagues de crises de revendications parfois remuantes ; les rivalités entre les blocs, les nations et les Consortiums se font sentir dans des incidents qui, s’ils sont limités, donnent pas mal de travail aux forces de sécurité locale ; enfin, la masse de trafic de marchandises et de voyageurs est une manne incroyable d’opportunités pour à peu près toutes les activités illicites que vous pouvez imaginer et une source de maux de crâne pour toutes les polices de l’orbite.

Les stations géosynchrones

L’immense majorité des stations géosynchrones sont des stations-relais pour les transits transorbitaux de la Terre situées au-dessus d’astroports. Comparé aux grandes stations des Points Lagrange, elles sont relativement petites. Les cinq plus grandes sont à la verticale de leur Vrille, les rampes d’accélération magnétique qui permettent d’envoyer du fret en orbite pour une dépense de carburant très faible. On n’emploie jamais une Vrille pour des humains, des êtres vivants ou des produits biologiques fragiles. L’accélération d’une Vrille est d’environ 200 G pour aider à atteindre la vitesse de libération ; de quoi changer des tomates en coulis.

Pour vous faire une meilleure image de ces habitats, imaginez l’équivalent d’un grand port international avec toutes les structures pour accueillir marchandises, passagers et équipages de dizaines, voire de centaines de vaisseaux par jour, des quais de chargement qui assurent le transit entre les vaisseaux spatiaux et les transorbitaux, les centres opérationnels du contrôle spatiale, les casernes des équipes d’intervention d’urgence, les stations de rechargement en carburant et énergie et, enfin, de quoi loger, nourrir, et fournir tous les services possibles à tous les travailleurs employés sur la station. Et le tout aussi compacté que raisonnablement possible, car l’espace est précieux !

Une dernière fonction très importante des stations-relais, ce sont leurs bunkers de stockage de données et leurs installations de transmission de la Trame et d’UneNet, qui assure que ceux-ci soit synchronisés partout sur Terre, son orbite jusqu’à Luna et au-delà. Autant dire que pour nombre d’IA, ces stations sont vitales.

Crazy Horse (185 000 habitants, République de Californie) est la station de la Vrille de Gateway et par conséquent, le principal relais orbital de l’ensemble du continent nord-américain, avec un trafic très important. C’est l’une des stations-relais les plus modernes et, si elle dispose d’un espace international de transit, elle partage, sans surprise, la nationalité de la Californie et de l’UAO, avec un secteur loué au Texas et un autre au Consortium Interstar-Panamerica. Elle est très touristique et beaucoup de gens viennent y expérimenter l’espace et la basse gravité.

Majawetu (244 000 habitants, Kenya, Union Africaine) est la plus ancienne de toutes les stations en orbite géostationnaire, puisque ses premiers habitats ont été montés à la toute fin du 21ème siècle, par l’AUSA (Africa Union Space Agency). Elle se trouve au-dessus de la Vrille de Nairobi et partage sa souveraineté entre l’Union Africaine, l’AUSA et le Consortium Dynamics, avec un secteur sous souveraineté d’Olympus. C’est, non seulement la plus grande station-relais de la Terre, mais aussi la plus fréquentée, avec un trafic de voyageurs constant vers tout le reste du système solaire. Elle est en chantier permanent de rénovation.

Pacifica (132 000 habitants, Erebus Banks, États du Pôle), station assez ancienne, sa conception a commencé dans les années 2135, c’est la seule station-relais appartenant à une nation du TPE et c’est aussi la plus isolée et la plus militarisée. Pacifica assure pratiquement tout le trafic commercial des États du Pôle, et ces derniers y tiennent, on s’en doute, particulièrement. Choix étrange, mais pas si surprenant, c’est à Pacifica que se trouvent les principaux quais et structure de la Transpolar Defense Fleet, l’armée spatiale des États du Pôle, avec toute une section pour le Consortium Global Military Solution, et ses vaisseaux de combat privés.

Xinglong (210 000 habitants, Busan, Corée, Chine Impériale) est la station-relais de l’Empire de Chine mais aussi le principal quai industriel pour les équipements et les fournitures en matériel du Projet Atlas pour les régions polaires pacifiques et des Consortiums qui collaborent avec le projet, ainsi qu’un centre d’entrainement pour les Casques Bleus de l’UNET. La station dessert tout le trafic de l’Asie, y compris les régions polaires du continent et une partie du pacifique. C’est la seconde plus grande des stations-relais autour de la Terre, et elle est presque aussi active que Majawetu, mais elle est autrement plus moderne. Et, sans surprise quand on connait la Chine Impériale, elle est discrètement militarisée.

Eriksson (148 000 habitants, Reykjavik, Islande, Fédération Nordique) est pratiquement aussi ancienne que Majawetu et est en fait une station à statut de double nationalité, puisque aussi européenne. D’ailleurs, une grande partie de son financement a été assuré par l’État fédéré Helvétique, qui ne manque jamais de le rappeler à la moindre mésentente diplomatique, ce qu’apprécie peu un autre investisseur important de la station, le Consortium Biological Incorporated. Il s’y trouve aussi un secteur alloué à l’Union des États Socialistes Atlantiques et aux Etats de la Mer Noire, et un autre pour les Consortium STARnet-Zermat Polytechnics et Taranis. Eriksson est le principal centre technique pour le Projet Atlas dans les régions polaires atlantiques.

Darwin (155 000 habitants, Darwin, État du Northern Territory, Australie) est la station qui dessert actuellement tout le trafic de l’Australie et de l’Union Pacifique, en attendant que cette dernière bâtisse sa propre Vrille – un projet qui traine depuis des décennies. La légende veut que la station et sa Vrille aient été entièrement financés par Shipstone, en grande partie sur les fonds propres du magnat-génie. La réalité est que c’est bien l’Australie et le Nae Uluru (l’Australie aborigène) avec quelques coups de main de la Fédération Pacifique qui sont les principaux promoteurs de la station. Ceci dit, la station comporte bel et bien un vaste secteur privé alloué au Consortium Shipstone Industries ainsi qu’un centre d’intervention des Casques Bleus uniquement dédiés aux opérations d’urgences dans l’Abime.

Il y a quelques autres stations-relais mineurs et qui ne sont pas liées à des Vrilles. Citons Guanaja, au-dessus de la Fédération de la Mer des Caraïbes, Nausicaa, la station européenne au-dessus de la Grèce, la petite et réputée vétuste station Hermeno de Patagonia ou encore North Star, la station de la République de Mongolie. Avoir sa station en orbite géostationnaire est une sorte de fierté nationale, mais cela reste un gouffre financier. Hormis les six grandes stations ci-dessus, les autres stations-relais n’accueillent que quelques centaines de personnes pour des capacités d’accueil et de fret limité. En gros, elles ont en général des rôles de relais de transmission pour la Trame, de station-essence locale, de quais privés ou encore d’observatoires spatiaux à usage scientifique ou militaire.

La suite bientôt !

 

 

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