Les robots du 23ème siècle.

Bon, écrire avec une grosse migraine, comme d’hab’, pas facile. Donc, désolée par avance pour les fautes, je parie qu’il y en a et que je ne les aurais pas trouvées en relecture !

Art by : Niles Doubleday, 3D artist, Irvine, USA.

 

« En fait, je me suis laissé dire que si dans les années futures on se souvient encore de moi, ce sera à cause des Trois Lois de la Robotique. D’une certaine manière, ce fait ne laisse pas de me préoccuper ; j’ai en effet pris l’habitude de me considérer comme un homme de science, et laisser un nom pour avoir établi les bases inexistantes d’une science inexistante me cause, je l’avoue, quelque embarras, sinon de la déception. »

 Isaac Asimov

Cette phrase introductive de ce grand génie littéraire de la science-fiction, doublé d’un biochimiste de renom, sonne un peu comme un aveu, mais aussi une évidence : les robots du 23e siècle n’ont pas grand-chose à voir avec le fantasme qu’on peut en avoir au 21e siècle, et n’ont aucun rapport avec les créations d’Isaac Asimov dans ses célèbres romans. Étrangement, personne n’a oublié les fameuses Trois Lois de la Robotique qui restent, cependant, dans Singularités, de simples fictions.

Et c’est un vaste sujet, car, des robots, dans la Nouvelle Humanité, il y en a absolument partout. On peut même raisonnablement prétendre que, hors des Zones d’Exclusion, qui ne côtoie pas régulièrement des robots le fait exprès et doit d’ailleurs faire de gros efforts pour ne pas les croiser.

Mais entrons dans le vif du sujet !

1- Définissons la robotique

Pour faire au plus simple, la robotique, c’est tous les systèmes qui, grâce à des commandes automatisées à base de microprocesseurs, sont capables d’effectuer une tâche précise. Bref, de nos jours, un lave-linge avec séchage adapté, mesure du poids du linge à laver et déclenchement de programme différé peut être considéré comme une machine robotique. Et une voiture autonome aussi !

Le « robot », terme inventé par Karel Čapek en 1920 et qui vient du tchèque « robota » qui signifie en gros « travail » est donc très loin de l’image familière que nous nous en faisons, d’une créature androïde mécanique, autonome, avec bras, jambes et yeux. Et au 23e siècle, les robots ont toutes les formes, mais finalement plutôt rarement celles d’androïdes, ne sont, et de loin, pas tous autonomes et nombre d’entre entre n’ont pas plus d’yeux que de membres à proprement parler !

Ceci étant dit, la robotique au 23e siècle est tout à fait commune. La plupart des voitures sont autonomes, la domotique est fournie dans la plupart des domiciles urbains, les drones de livraison se baladent joyeusement dans les rues et n’importe quel ouvrier d’une petite exploitation travaille avec l’assistance de quelques robots. C’est tellement répandu que les compétences de roboticien, pour réparer, entretenir, améliorer ou configurer les robots, c’est aussi courant au 23e siècle que savoir réparer une mobylette au 20e siècle.

À quoi ressemble un robot ?

Les apparences et formes sont très diverses, mais ce qui est le moins commun, ce sont les machines qui s’apparentent à des androïdes. La forme humaine, un tronc surmonté d’une tête, avec deux bras, sur deux jambes, n’est clairement pas la plus adaptée ; elle exige trop de ressources de calcul pour diriger et contrôler cette forme, dont l’équilibre est donc aisément déstabilisé. Et puis, si on a quatre pattes et une biomécanique adaptée à la marche sur quatre pattes, par exemple, on peut encore marcher sur trois si on en perd une ; alors que bon, avec deux jambes, tout de suite, ça le fait moins.

Il n’y a guère que pour les robots piloté (par exemple les Personal Battle Suits et Military Battle Suits) qu’on peut alors la retrouver et uniquement dans les domaines militaires ou d’intervention (police, unités de combat, services de secours et pompiers). Comme ces machines sont pilotées par un quidam se trouvant à l’intérieur de la structure, et répondent aux mouvements d’un humain qui lui, est tout à fait adapté à la position debout d’un bipède, le problème de la stabilité se pose largement moins.

La plupart des robots sont des machines mobiles (même les robots industriels), se déplaçant en général sur des roues. Ces dernières sont soit directement intégrées sous le châssis de la machine, soit au bout de pattes articulées, entre quatre et six, pour une meilleure mobilité quand on a besoin d’un robot qui puisse se faufiler partout. Le robot moyen est, le plus souvent, muni des appendices articulés conçus pour accomplir les tâches pour lesquels il a été programmé, afin de pouvoir manipuler des outils, déplacer, tenir ou soulever des charges. Il est bardé de senseurs pour voir, entendre et détecter les mouvements, créant une proprioception efficace ; en clair, il perçoit très bien son environnement, sait situer la place de son corps dans l’espace et sait comment ne pas se cogner ou trébucher sur tout ce qui l’entoure. Et enfin, il est muni d’un cerveau, une unité centrale, qui est en général un T1 (un T2 est réservé à des machines à l’adaptation étendue et coûte plus cher) ; il est commun que le système soit partiellement décentralisé, avec plusieurs unités T1 gérant de manière autonome les membres, les senseurs, etc.

La structure de la plupart des robots est composée de graphanes et d’alliages de bioplastiques ; l’usage de métaux se limite finalement à une partie des systèmes électriques. Ils sont donc en général assez légers et, comme un peu tout au 23e siècle, ils sont recyclables. Quant à leur autonomie, elle est bien entendu élevée, grâce aux piles Shipstone rechargeables. S’il y a bien quelque chose de cocasse et de peu commun, c’est de voir un robot tomber soudainement en panne de batterie.

L’intelligence des robots

On ne demande en général pas à un robot d’être très malin ou adaptable à toutes les circonstances. Et on attend encore moins de lui qu’il sache tenir une conversation, ou même parler. Ceci dit, la plupart des robots à cerveau T1 ont une capacité d’insecte, voire de petit mammifère quand il s’agit de trouver comment parvenir à la tâche qui doivent effectuer. C’est-à-dire qu’ils ne sont ni idiots, ni monotâche, ni bloqués par le moindre changement dans leurs protocoles ou leur environnement, mais qu’ils pourront vite être perturbés, voire paralysés si on modifie trop les conditions de travail dans lesquels ils sont sensés parvenir à leur tâche.

Quant aux robots avec des T2, ils se comparent en matière d’adaptation et d’initiative à un animal plutôt malin, capable de ruse, d’expérimentation et de recherche des solutions les plus détournées pour parvenir à l’aboutissement de sa tâche, y compris en réorganisant complètement ses priorités et ses protocoles. Certains robots de luxe, aux formes animales et dotés de T2, sont d’ailleurs capables de simuler de manière crédible tous les comportements, attitudes et interactions sociales d’un chien ou même d’un cheval. Non, pas d’un chat : un T2 est un peu trop gros pour entrer dans un corps d’une si petite taille.

Encart : et les machines à cerveau T3 ? Le T3, c’est le haut du panier des systèmes experts ; au-delà, on parle réellement d’IA. Et un processeur T3, c’est vraiment inventif à ce stade, capable de réviser et modifier ses propres protocoles en permanence pour atteindre à la tâche à accomplir. Mais non seulement c’est encombrant (30 kg en moyenne), en plus, cela coûte cher. Donc, oui, les robots à cerveau T3 existent, mais uniquement dans les domaines militaires les plus en pointe et les chantiers et milieux les plus extrêmes et hostiles à l’humain qu’on puisse imaginer.

Encart : elles sont où, les Trois Lois de la Robotique ? Elles n’existent simplement pas. Les robots sont dotés d’une proprioception qui leur permet de reconnaitre un animal vivant ou un humain et d’éviter d’interagir s’il est trop proche. La machine fera un détour, esquivera l’animal ou l’humain, ou arrêtera sa tâche le temps de lancer un signal sonore, par exemple, pour prévenir qu’il y a un risque. Les véhicules autonomes roulent en général sur des voies prévues pour les robots et, quand ce n’est pas le cas, il faut impérativement un humain aux commandes, même s’il ne conduit pas activement. Ceci dit, les systèmes de pilotage embarqués pilotent mieux et sont autrement plus prudents et sécurisés que des pilots humains. Mais quand un robot doit travailler dans un milieu qui présente un risque d’accident, l’humain n’est jamais très loin pour assurer une sécurité supplémentaire.

Et ça coute combien ?

Le prix des robots est, on s’en doute, très variable. Un kit de domotique pour entretenir un petit appartement n’est pas trop onéreux, bien que cela reste un peu cher : les appareils domestiques du 23e siècle ne sont pas faits pour tomber en panne au bout de cinq ans, mais plutôt au bout de vingt. Un robot d’exploitation agricole est déjà un investissement certain, tout comme un mécha de chantier, les méchas de sécurité ou de secours sont très coûteux, et les MBS militaires se calculent en millions de couronnes.

Mais la question se pose un peu autrement dans les milieux urbains du 23e siècle, car les services fournis par les robots font souvent tout simplement partie du loyer d’un domicile, ou peuvent être loués. Les robots font partie des services accessibles dans un environnement urbain et on n’en achète que parce qu’on est un professionnel qui en a besoin ou comme produit de luxe parce qu’on peut s’offrir ce genre de caprice. Ainsi, pour la plupart des gens, être entouré de domos et faire appel à des ubers pour des livraisons ou des mules pour un déménagement, c’est normal et ça n’a rien de ruineux. Par contre, en posséder soi-même est déjà moins commun.

Pour la relation entre les humains, les métiers & les robots, nous en parlons au chapitre : le travail au 23e siècle.

2- Autant de formes que de fonctions

Des robots, il y en a de toutes les formes, adaptés ou spécifiquement crées pour autant de fonctions : des drones volants à hélices ou encore à ailes en passant par les petits domos aux formes douces, à roues et à pattes, qui entretiennent domiciles et bureaux, sans oublier les ubers, des livreurs robotiques en location-service ou encore les lourds méchas chenillés des chantiers de travaux publics et de construction. Les voitures, camions et trains routiers autonomes ont nombre de variantes de formes et les robots industriels de chaines de montage sont encore plus diversifiés.

Ceci dit, les robots que l’on croise tous les jours en partant travailler ou en allant prendre son petit-déjeuner, exception faite des véhicules autonomes, ressemblent en général à de gros insectoïdes aux couleurs tendres et aux formes douces, pensés aussi bien pour l’efficacité que pour ne pas choquer qui les croise. Ils vont et viennent, certains font les livraisons du matin, le long des trottoirs, avec le logo de leur agence de location sur le dos, d’autres nettoient les vitres ou lavent la devanture des boutiques et, de temps en temps, un ptère de sécurité routière ou de police passe dans le ciel en vrombissant à peine. Si on croise un chantier de construction, on pourra voir un ouvrier jeter sa cigarette avant de se harnacher dans le cockpit d’un mécha pelleteur-bulldozer, tandis que d’autres ouvriers donnent leurs ordres à des mules, des robots de levage, pour décharger les camions de matériaux qui vont arriver.

On abordera le sujet des véhicules autonomes dans l’article consacré aux transports du 23e siècle.

Les domos

Au 23e siècle, le mot « électro-ménager » a disparu. On parle de domotique, dans le sens de l’ensemble des systèmes et sous-systèmes informatisés et automatisés qui gèrent un bâtiment ou une maison. Mais tout le monde parle de « domos » pour désigner l’équipement électroménager.

Il faut dire que, par exemple, le lave-linge du 23e siècle a un peu évolué. Si dans le principe il s’agit toujours d’une machine à tambour qui secoue le linge très fort avec des produits lavant, le lave-linge, qui fait aussi sèche-linge, s’accompagne d’un domos intégré à deux paniers à linge. Muni de deux bras et de capteurs, le domos trie le linge en fonction du programme à lancer par la machine à laver, remplit le tambour, le vide et défroisse puis plie le linge avant de le stocker dans le panier de linge propre. Et, si vous voulez, il vous dit bonjour et merci – mais ne sait pas dire vraiment autre chose que : début de programme, fin de programme, etc.

Le reste des équipements de domotique est du même gabarit : le lave-vaisselle est équipé d’un domos intégré au plan de cuisine pour ranger la vaisselle et peut lustrer les verres, l’aspirateur n’existe plus, car c’est un nettoyeur-lustreur qui dépoussière, essuie, lave et lustre sols et surfaces, vitres comprises et il existe même des domos parfaitement aptes à débarrasser la table et changer le foutoir de votre bureau en l’exacte réplique de la pièce parfaitement rangée que vous lui avez donnée en mémoire. Les placards et le frigo peuvent savoir exactement ce qu’ils ont en stock et, en fonction des choix de l’utilisateur, peuvent préparer une liste de courses et sont parfaitement aptes à passer commande ; et, enfin, les domos des systèmes anti-incendie et de premiers soins sont capables de faire presque aussi bien en premiers secours qu’un pompier ou d’un ambulancier en urgence.

On peut trouver encore plus performant dans les domaines hospitaliers, médicaux, scientifiques ou techniques. Rien de mieux que des domos pour remplir les rayons d’un supermarché et trier les produits, y compris en manipulant des matières sensibles. Sur le même principe, des domos reliés à une unité de réanimation peuvent veiller un patient 24 h/24 avec l’efficacité d’un infirmier, se charger de la toilette et de l’entretien des chambres et des espaces stériles. Mais comme toujours, dans les domaines où la machine entre en interaction directe avec l’homme, il y a alors forcément des infirmiers pas loin pour veiller eux aussi sur le travail de ces systèmes robotiques.

Les domos à usage des particuliers les plus développés sont les logiciels systèmes experts domestiques ALfred 3, capables de faire tout ce qu’un majordome en chair et en os pourrait faire à peu de choses près, en pilotant tous les systèmes domotiques d’une demeure et peuvent même faire la conversation de manière convaincante.

Les drones

Un drone, c’est un robot qui marche, roule ou vole, en général piloté ou dirigé à distance par un système expert, et dont le rôle est soit de transporter des charges et livrer des colis, soit faire de la sécurité et de la surveillance. Les drones peuvent parfois être assez gros, mais en général, on associe ce mot à de petits robots pilotés.

Il existe des drones-espions minuscules munis de senseurs multiples, d’autres drones militaires de reconnaissance, des drones anti-explosifs, d’intervention en milieu sinistré, en cas d’incendie, d’inondation, et certains drones sous-marins sont pensés pour se propulser comme des poissons. Nous allons cependant décrire ici les trois types de drones les plus courants, de ceux que l’on croise forcément en ville quand on s’y promène.

Les ubers – oui, oui, c’est bien leur surnom (sing. : ubers aussi) – sont ainsi des robots assez simples qui sont employés par des enseignes et boutiques pour faire de la livraison à domicile. On ne leur confie jamais de matières à risques, évidemment, pas plus que de valeurs importantes, même si les ubers et leurs colis sont sécurisés par des RFID cryptés, mais pour le reste, ils peuvent vous livrer vos courses, le lait du matin ou votre dernier achat collector sur la Trame. Les ubers ont leurs propres pistes urbaines le long des trottoirs, pour limiter les interactions avec des humains et les ubers volants sont plutôt rares, car soumis à des demandes d’autorisation assez restrictives.

 Les ptères, ce sont les drones volants de surveillance et de sécurité. Les plus petits, déployés par des unités d’intervention, sont de la taille d’un moineau, mais en moyenne ils font de vingt à soixante centimètres de long. Plus un ptère est gros, plus il est performant en termes d’adaptabilité et plus il sera donc autonome. Ceci dit, les très gros ptères s’arrêtent à deux mètres. Au-delà, il s’agit de véhicules autonomes. Les ptères sont très rarement armés – plein de lois fédérales et internationales le limitent très fortement ou l’interdisent – mais leur fonction principale est aussi bien d’assurer de la vigilance incendies, du repérage en zone sinistrée, de la sécurité routière ou policière, que d’êtres des gardes vigilants sur des zones à accès restreint. Les ptères de ce genre sont tous pilotés à distance, par des systèmes experts – un T3 peut en piloter une escadre entière sans mal – et leurs relevés et observations sont traitées en temps réel par des systèmes de veille de police ou de sécurité, leurs données étant stockés quelques jours si jamais il était nécessaire de les consulter.  Il existe aussi des ptères à usage purement civil et privé, pour filmer ou pour le plaisir de faire voler un engin piloté ; mais il faut être assez souvent muni de permis spéciaux, qui peuvent être restrictifs, pour pouvoir les faire voler.

Les mules, ce sont des robots de levages assez simples, en général montés sur quatre pattes, avec parfois des bras articulés et qui peuvent charger et décharger divers objets et contenants lourds, selon les besoins et les transporter y compris dans des environnements accidentés. Les mules jouent le rôle de déménageurs, de transpalettes et autres chariots élévateurs, et on les trouve aussi bien sur les chantiers, que dans les entrepôts ou les quais de marchandises. Ils sont pilotés à distance, en groupes par des systèmes experts, mais il y a toujours un opérateur humain non loin, pour les diriger et pour assurer une sécurité supplémentaire. Certaines mules avec un cerveau plus autonome, comme un T2, existent en version randonnée ou militaire, servant de… mules… pour le transport de bagages ou encore de munitions.

Les Baumeisters

Les baumeister (trad. Allemand : bâtisseur) sont en gros les machines robotiques de chaines de montage, mais aussi les essaims de drones industriels, principalement employés dans l’agriculture et dans les milieux très hostiles à l’humain, comme l’espace, les mines profondes, le milieu sous-marin ou encore l’antarctique. La plupart des industries de production travaillent avec des forges nanorobotiques qui créent les pièces, qui sont ensuite assemblées dans des chaines de montage par des baumeisters.

Dans l’espace, par exemple, l’exploitation des gisements astéroïdaux ou des mines lunaires se fait avec des essaims de baumeisters pilotés à distance par des T2, souvent sur la supervision de systèmes experts T3 ou même d’IA T4. Ces drones sont alors très spécialisés, leur adaptation provenant de la mise en commun de leurs fonctions variées par leurs pilotes système experts. Mais, en règle générale, l’humain n’est jamais loin ; ce n’est pas qu’on ne peut pas s’en passer, c’est qu’un humain, entre son cerveau et ses membres, est quand même un outil très efficace pour faire face à des imprévus. Une panne commune, même grave, se répare aisément dans un essaim de baumeisters, mais il suffit de quelques pannes et accidents en chaine pour que le système en entier s’effondre et, là, on est très content d’avoir un bon mécano humain pour venir régler les problèmes avant que cela ne finisse en catastrophe.

À noter, à ce sujet, qu’on emploie alors de préférence des techniciens bioïdes. Un bioïde est aussi versatile et compétent qu’un humain, si ce n’est plus, mais lui est beaucoup plus endurant et résistant aux conditions extrêmes. Ça ne lui sauve pas la vie dans le vide de l’espace ou les abimes océaniques, mais il a beaucoup plus de chances de s’en tirer qu’un homo sapiens de base. Un cyborg pourrait tout autant faire l’affaire, mais louer les services d’un cyborg est autrement plus onéreux, et ce n’est pas vraiment, dans ce genre de cas, plus efficace.

Les méchas

Les méchas sont des engins de chantier, mais aussi de police ou militaires, en général pilotés par l’homme, ayant des capacités robotiques. Munis de senseurs et d’un cerveau T1, voire T2, ils assistent la conduite de leur pilote humain afin d’assurer sa sécurité et son efficacité. Dans les milieux les plus extrêmes où on ne peut pas du tout assurer de pilote à distance de baumeisters, on déploie des méchas autonomes avec des cerveaux T2 –voir T3 pour les chantiers les plus en pointe – capables de réaliser des tâches complexes sans instructions directes et de pouvoir s’adapter aux conditions de leur travail. Les méchas autonomes ne sont pas courants et, vu les milieux dans lesquels ont les déploie, la plupart des gens n’en verront jamais un de visu de leur vie.

Les méchas ont souvent des formes qui peut évoquer les humanoïdes, mais ils sont souvent aussi à roue, sur chenilles, ou encore sur quatre pattes. Ils peuvent être agricoles, ou servir sur les chantiers de construction, sur les sites miniers, ou être des armures et des véhicules d’intervention, aussi bien pour les services de secours, que pour la police ou les opérations militaires. Typiquement, les PBS et les MBS sont des méchas.

Ceci dit, la majorité des méchas, on les retrouve sur les chantiers de construction ou dans les exploitations agricoles, là où ils remplacent les tracteurs, les tractopelles, etc. Ils font le même travail, mais de manière plus efficace rapide et, surtout, versatile. On imagine bien qu’un gros mécha de chantier, c’est un engin potentiellement dangereux, c’est pourquoi les méchas sont presque toujours pilotés. Les humains ont une vision très idéalisée et un respect craintif des IA, mais par contre, ils conservent une prudente méfiance envers les robots. Et de gros robots capables de traverser une maison sans broncher, on préfère conserver un contrôle le plus étendu possible sur eux. Ça n’évite pas les accidents, et même les détournements et piratages, mais cela les limite forcément à des incidents exceptionnels.

 

 

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