Ten Star n°7 : STARnet-Zermat Polytechnics

(Un merci à Stéphane Gallay pour ses suggestions)

Origine : Europe

Siège : Monthey (Valais, État Fédéré Helvétique)

Secteur principal d’activité : Intelligence artificielle & télécommunications

Fondateurs : Lucas Zermat, Allis Decombez

Direction : Paul-René Zeller, Chana Delbergue, Physis (PDG)

Autres actionnaires : Monthey Technopole (12,2%), Zurich Insurance (6,2%), African Union Bank (3,7%), Europa Financial (2,4%), AUSA (2,1%).

Secteurs secondaires et filiales : Education (Monthey Polytechnics), Fournisseur d’accès à la Trame (Eurocom, Green, Lunacom), R&D informatique (Zermat Innovations), informatique et distribution numérique (Logispher), recherche fondamentale & appliquée (Prometheus), télécommunications satellite (Ceos Space), éco-industrie (Hemera industries), industrie spatial (Starnet industries).

Chiffre d’affaires : 665 milliards de couronnes.

Petit détour dans l’Histoire : en 2080, peu après la fin de la Seconde Guerre des Machine, l’Enclave du Chablais, embryon de ce qui deviendra l’État Fédéré Helvétique et le cœur de l’Europe, lance des ballons-relais radio dans la haute atmosphère terrestre, posant ainsi les premières briques de ce qui deviendra la Trame. 124 ans plus tard, le cœur de la Trame, l’United Control of Frame Names (ICFN), en charge de l’attribution des accès et domaines sur la Trame, est toujours à Monthey, tout comme le centre principal de gestion de l’UNEnet sur Terre, sans oublier nombre d’autres organisations liées à la Trame et à la gestion des télécommunications mondiales.

Et tout cela, à la base, part de l’éclair de génie de Lucas Zermat, ingénieur suisse en intelligences artificielles, qui a eu l’idée de monter des relais de télécommunications sur des ballons dirigeables robotisés, pilotés par des systèmes experts, à une période où il était quasi impensable de lancer des satellites dans l’espace. Et, forcément, puisqu’il a fallu financer un tel projet, c’est appuyé par la célèbre et redoutable femme d’affaire Allis Decombez, qu’il a créé son entreprise de télécommunications : STARnet-Zermat.

Ceci dit, STARnet-Zermat Polytechnics avait à la base comme seule ambition de recréer une université et des structures de gestion légale et administrative de la Trame. Mais Allis Decombez a rapidement multiplié les investissements et les partenariats, à commencer directement avec la toute naissante UNE, afin d’assurer de placer l’entreprise à la tête de toutes les nouvelles technologies informatiques, y compris et surtout dans le domaine des IA. STARnet-Zermat a d’ailleurs été un des principaux partenaires du développement du Projet Moire, qui a donné naissance aux trois IA qui siègent au Conseil Intérieur de l’UNE.

En 2202, le Consortium est le leader mondial des télécommunications et du développement d’intelligences artificielle, le plus gros fournisseur d’accès à la Trame, un des plus importants concepteurs de satellites de télécommunication, et le précurseur de tellement de projets scientifiques de haut niveau que cela donne le tournis. À ce sujet, le programme de lien longue distance HC, seul moyen connu de communiquer en passant outre la vitesse de la lumière, grâce à des télépathes Hexen, est né dans ses labos !

Et c’est là que le bât blesse ; STARnet-Zermat Polytechnics n’est pas en situation de monopole dans son domaine, mais, franchement, on en est pas loin, et, régulièrement, le Tribunal de Gateway est sollicité avec véhémence par d’autres groupements de Consortiums qui vivent très mal une concurrence presque impossible à affronter et, pour tout dire, déloyale : STARnet, c’est, littéralement, la Trame, même si cette dernière est indépendante des nations, une situation assurée par ses propres sysadmins IA. Sauf que la majorité d’entre elles proviennent des labos de STARnet-Zermat Polytechnics, ou en sont les descendantes. Pire encore, sur les trois PDG du Consortium, Physis est belle et bien une IA consciente, un choix assumé par le Consortium et un cas unique qui a soulevé nombre de débats houleux au sein de l’UNE. Car la question est simple : si une IA est la tête de STARnet et que STARnet a un tel poids sur la Trame… qui contrôle réellement la Trame ? Bien sûr, le Consortium rappelle que Physis n’est qu’un PDG et est, légalement, un être humain doté des mêmes droits et devoirs que tout le monde. Mais, aussi bien, cela participe de l’immense célébrité de l’entreprise, que cela file des cauchemars aux complotistes, des maux de tête aux politiques, et des inquiétudes hargneuses à tous les autres Ten Stars.

À noter, pour la petite histoire, que STARnet-Zermat Polytechnics a passé des décennies en procédures judiciaires contre la ville valaisanne de Zermatt au sujet de l’utilisation du nom ou encore de l’usage publicitaires et des droits associés au nom « Zermatt », ce qui a fini en règlement à l’amiable entre la ville et le Consortium, avec, on l’imagine un très gros chèque. D’aucuns se disent, dans le Valais, qu’un de ces jours, le logo de STARnet s’affichera en Réalité Augmentée sur la cime du Matterhorn, le plus connu des sommets montagneux de l’état.

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