Les Zones d’Exclusion

Les Zones d’Exclusion (ZE) du 23e siècle sont toutes les régions du monde qui, suite au changement climatique, aux ravages de l’Impact puis aux invasions de l’Hexenkunst et, désormais, aux pires manifestations de Twilight Zone. Elles sont considérées comme impropres à accueillir la vie humaine.

Ces régions, couvrant un total de la moitié des terres émergées du globe, sont sous la protection conjointe des états voisins et de l’UNE. Tout le monde tente de son mieux de réhabiliter, quand c’est possible, et vous verrez ci-dessous que ce n’est pas si simple, ces territoires perdus. Certains sont  pollués et dévastés, d’autres régions sont irradiées pour, encore, des générations. Beaucoup sont invivables à cause des températures et du climat qui y règne désormais. Enfin, il y a de vastes zones considérées, à juste titre, comme hostiles et trop dangereuses pour toute forme d’exploitation, car contaminées par l’Hexenkunst et par des Twilight Zones. Certaines Zones d’Exclusion, la majorité des plus étendues, sont des Territoires sous Tutelle (TsT) de l’UNE. Ce statut, qui fait de ces régions des territoires n’appartenant à aucune nation, concerne aussi des zones sauvages protégées et quelques populations autonomes cherchant à faire reconnaître leur indépendance vis-à-vis de leur pays d’attachement ou d’origine.

Mais, bien entendu, toutes ces Zones d’Exclusion ne sont cependant pas inhabitées ou abandonnées. Surtout dans les territoires européens et américains dévastés au cours du 21e siècle, il y a des populations autochtones qui y survivent toujours, loin des lois, du confort et de la modernité de la Nouvelle Humanité. Et c’est un énorme problème, car surveiller les frontières des Zones d’Exclusion est particulièrement difficile, même avec tous les moyens d’observation du 23e siècle. À l’intérieur de ces régions, il y a des peuples qui, en 140 ans, ont développé leurs cités, leurs industries, leur mode de vie, auquel ils sont farouchement attachés. Même si ces réussites sont très relatives, dans des milieux où l’espérance de vie plafonne à quarante ans, c’est leur chez eux ; ils n’ont aucune envie de le quitter, et sont préparés et armés pour le défendre.

Et c’est un terrain de jeu idéal pour les trafics en tout genre et toutes les activités criminelles qui profitent allègrement de la porosité des frontières entre l’extérieur et les Zones d’Exclusion. On peut aller y chercher ce que l’on veut : drogues illégales, armes et munitions, matières interdites, esclaves sexuels, travailleurs forcés et mercenaires à bas prix. On peut aussi s’y cacher aisément pour échapper aux lois de l’UNE et des grandes nations ; on peut y entraîner des combattants à l’abri des regards ou fomenter des attentats et, enfin, on peut même y établir des installations secrètes ou y mener des expériences interdites partout ailleurs. Un véritable paradis pour toutes les pègres, les groupes extrémistes et les plus véreux Consortiums du 23e siècle.

Mais c’est un paradis très dangereux : les autochtones y sont des survivants belliqueux, xénophobes et bien armés, dans des régions où la puissance des armements modernes est largement contrecarrée par l’absence des infrastructures dont elle dépend. Et, même avec toutes les difficultés du monde, les forces militaires de l’UNET, les Casques bleus qui appuient l’UNRA chargé d’aider ces populations et réhabiliter ces territoires, restent actifs, efficaces et vigilants à ce qui peut menacer la fragile stabilité de ces régions. Les Zones d’Exclusion ne sont, finalement, pas un terrain de jeu hors de toutes lois, mais un ensemble de territoires hostiles où des micros-nations et des communautés isolées. Elles se battent pour leur autonomie et ne tolèrent les activités venues de l’extérieur, qu’elles soient légales ou criminelles, que si cela sert leurs intérêts.

Les territoires perdus

Voici la carte des Zones d’Exclusion de la Terre du 23e siècle. Ci-dessous vous trouverez un résumé des régions perdues et des causes de leur statut.

Le dérèglement climatique

Malgré les succès du projet Atlas de géo-ingénierie climatique, ce qui a été perdu par les excès de température et les modifications climatiques n’a pu être encore retrouvé. Le Moyen-Orient, le bassin méditerranéen et le sud de l’Amérique du Nord, du Nevada au plateau mexicain en passant par le Texas, l’ensemble de la région du Kazakhstan de l’Ouzbékistan et du Turkménistan, la majeure partie de l’Argentine mais aussi une bonne part de la Chine intérieure et du plateau de la Mongolie intérieur ont tous désormais un climat désertique à la température, selon les saisons et les régions, incompatible avec la vie.

L’Asie du Sud-Est et l’Indonésie, ainsi que l’Amérique centrale connaissent un climat tropical extrême, littéralement hostile, avec une chaleur et une humidité si étouffantes qu’elles peuvent tuer un humain. A contrario, le Sahara, bien que toujours assez inhospitalier, devient plus humide avec la réapparition de moussons qui équilibrent les températures extrêmes que connaissent les régions d’Afrique équatoriale, donnait lieu à un climat supportable, mais particulièrement turbulent.

L’Europe, de la région du Bordelais et surtout de la Loire à la Saxe inférieure, connaît désormais une saison des tornades, d’avril à juin. Quant aux grandes plaines américaines, malgré une nette amélioration, depuis un siècle, ce sont encore des régions arides qui subissent de fréquentes sécheresses.

La Sibérie et les territoires du Nunavuk au Canada sont, a contrario, devenus d’un climat relativement plus clément pour l’homme et de grandes forêts et de vastes plaines herbeuses ont remplacé la toundra, qui a perdu une majeure partie de son permafrost.

L’impact

La quasi-totalité du sous-continent indien est désormais perdue et constitue ce que l’on nomme l’Abîme. Les effets secondaires de l’Impact sont des tirs de missiles nucléaires, des explosions d’usines de produits chimiques mortels, des emballements et fusions de centrales nucléaires.

C’est sans compter nombre de grandes villes détruites, y compris par des incendies hors de contrôle. Cela a pollué et dévasté la région des Grands Lacs, ainsi que la côte nord-est en Amérique, la France, le Benelux, une partie de l’Italie du nord et l’Allemagne, comme le Japon, les deux Corées, les côtes Chinoises, sans oublier le sud de la Suède.

Nombre de ces régions, dévastées, abandonnées et polluées pour des siècles, sont désormais des Zones d’Exclusion, à divers degrés de réhabilitation. Le plus souvent n’y vivent que des communautés livrées à elle-même, dans une absence dramatique de moyens, de lois et d’organisation.

La Seconde Guerre des Machines

La guerre de conquête, puis de destruction totale de l’Alasil contre l’Union Africaine et ce qui restait des Européens, a ravagé le bassin méditerranéen, de l’Espagne au Moyen-Orient, mais aussi le pourtour de la mer Rouge. Ce sont principalement l’Égypte et Israël qui ont été les plus dévastés, par un usage massif d’armes atomiques.

ZX1, pour mettre un terme définitif à cette guerre basée sur des motivations religieuses pour l’Alasil, employa l’arme nucléaire et détruisit au passage et de manière systématique tous les lieux sacrés pour les trois religions du Livre, dont Le Caire, Rome. Jérusalem, Damas et Istanbul. Sans oublier des frappes tactiques sur toutes les forces militaires, selon la logique qu’une minorité d’humains tués, même si le nombre final est élevé, est acceptable pour en sauver une majorité.

L’Hexenkunst

La prolifération des plantes et des animaux mutés par l’Hexenkunst a chassé les humains de régions entières entre le 21e et le 22e siècle. Ainsi, à partir du point d’expansion du virus au cœur de l’Amazone, qui a envahi tous les biotopes environnants, de l’Amérique du Sud, du Brésil au Panama au nord jusqu’à l’Uruguay, au sud, est-elle une région désormais interdite de toute présence humaine permanente.

L’Hexenkunst s’est répandu partout sur Terre, avec une préférence marquée pour les régions les plus chaudes. Mais c’est surtout dans les jungles de la zone équatoriale de l’Afrique, sur le sous-continent indien, dans le golfe de Thaïlande et en Indonésie qu’il a le plus proliféré.

En Afrique, une partie de la bande forestière équatoriale, du Gabon jusqu’au lac Victoria est désormais une Zone d’Exclusion. On en retrouve trois autres vers le Nigéria, en Angola et au sud du Mozambique.

La Malaisie, Singapour, l’Indonésie sont entièrement perdues, il s’agit non seulement d’une Zone d’Exclusion étouffante pour les humains, mais intégralement envahie par l’Hexenkunst qui y trouve de parfaites conditions de prolifération. Hormis l’Abîme en Inde, le Myanmar (la Birmanie), la Thaïlande et la presque totalité du Cambodge sont désormais eux aussi déclarés Zones d’Exclusion.

 

 

3 réflexions sur “Les Zones d’Exclusion

  • 3 janvier 2020 à 13 h 03 min
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    Je trouve que le terme « Zone d’exclusion » n’est pas idéal. Ça désigne trop de choses différentes: des zones inhabitables à cause de l’Hexenkunst ou de la pollution (radiations et autres), des secteurs au climat inhospitalier, l’Abîme, etc.

    À mon avis, l’idéal serait de trouver un terme bien technocratique onusien, genre « Territoire à habitabilité contrariée », qui pourrait se décliner en différents types, avec en plus différents types de tutelles.

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    • 3 janvier 2020 à 14 h 48 min
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      je pense que je vais garder le terme de Zone d’Exclusion comme le terme employé par tout le monde, mais préciser un terme officiel bien technocratique Onusien, avec ses déclinaisons… l’idée me plait, mais j’aime bien le terme Zone d’Exclusion.

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      • 3 janvier 2020 à 16 h 29 min
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        « Zone d’exclusion » peut tout à fait être le terme médiatique que tout le monde a adopté, mais qui est un abus de langage qui ne désigne qu’un type de territoire perdu.

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