Les Logos

Article écrit à 90% avec de la fièvre et un état grippal, alors, il y a des chances que ce ne soit pas toujours très bon, mais au moins, c’est fait, on pourra le réviser plus tard, n’hésitez pas à commenter !

La génétique et la compréhension du cerveau humain font partie des domaines les plus aboutis des sciences biologiques du 23ème siècle. On arrive à scanner l’activité cérébrale au point de pouvoir littéralement enregistrer les rêves ou simuler pour le cerveau des sensations rendant crédible un univers virtuel et, côté génétique, on est techniquement capable de remodeler à peu près n’importe quelle forme de vie.

Mais il reste plein de trucs qui, sans être mystérieux, sont très compliqués ou carrément impossibles, comme, par exemple, numériser l’entièreté de la conscience d’un individu. On n’arrive même pas à le faire avec un rat, pour tout dire. Ceci dit, l’imagerie cérébrale, le SIRM et la compréhension de l’encodage des souvenirs dans l’ADN des neurones des êtres vivants ont débouché sur une technologie qu’on appelle les Logos et qui pose beaucoup de soucis légaux et éthiques.

1- La thérapie mémorielle contre le PTSD

Le PTSD, c’est l’acronyme anglais pour : trouble de stress post-traumatique, une réaction bio-neuro-physiologique à un choc émotionnel très intense où la vie ou l’intégrité de la victime a été mise en péril. C’est un trouble commun, les deux tiers des gens le vivent au moins une fois dans leur vie, mais qui peut revenir ravageur et rendre la situation de certains patients invivable… et bien sûr, ce n’est pas du tout facile à soigner puisque tout est bâti sur le souvenir traumatisant d’une expérience.

Sauf si on peut repérer quels neurones ont enregistrés le souvenir en question, lesquels sur-réagissent en cas d’activation du stress et si on peut alors intervenir à l’échelle de la molécule d’ADN, directement dans le cerveau, pour détruire les bouts de mémoire incriminés, le tout sans risques pour le patient, et avec un minimum de perte de mémoire.

Et c’est ce qui a été réussi vers le milieu du 22ème siècle. L’intervention est hospitalière, mais ne nécessite pas de chirurgie invasive ; ce sont des nanobots, guidés par l’imagerie médicale qui a repéré les neurones concernés, qui se chargent chimiquement de couper les bouts d’ADN incriminés et de réparer les trous. Il n’y a presque aucunes séquelles, le cerveau se charge de réorganiser les souvenirs lui-même après intervention et, en fait, le souvenir reste en général presque intact : c’est l’effet du souvenir sur le stress qui disparait, avant tout. Bon, comme le cerveau est compliqué, parfois, cela ne fonctionne pas aussi bien que souhaité, mais le soulagement et le bien-être des patients est toujours remarquable après traitement.

La thérapie n’est pas si répandue : l’équipement est pointu et très cher, la technique doit être adaptée à chaque sujet et la recherche des neurones à traiter prends du temps pour un résultat correct. Ce n’est donc réservé qu’à des cas graves qu’on ne parvient pas à soulager autrement, mais là, la liste des gens que cela peut concerner est malgré tout, longue : personnes violées, victimes de guerre, vétérans, témoins ou victimes de violences intenses, etc. Donc les listes d’attente sont parfois longues, mais la technique devient bien rôdée et elle sauve des vies qui seraient, autrement, brisées.

2- L’enregistrement de mémoire

Trouver où sont nichés les souvenirs, pouvoir y accéder en allant carrément à l’échelle de l’ADN, ça a donné des idées à des gens ; plein ! Au départ, il s’agit surtout de projets de recherche fondamentale, avec un petit côté recherches secrètes planquées par des gouvernements et des Consortiums : pouvait-on percer le secret de la mémoire et, ainsi, l’enregistrer ?

Bon, la réponse est : oui, mais non… mais en fait, si, quand même. Et il va falloir expliquer un peu.

Pour faire simple, l’idée de pouvoir « numériser » toute la mémoire d’un individu à partir des souvenirs stockés dans l’ADN de ses neurones est impossible pour trois raisons.

En premier lieu, la somme totale des informations à extraire de l’ADN de chaque neurone et connexion gliale d’un cerveau, c’est plus que quelques milliards de fois la somme de toutes les étoiles dans l’univers ; il faudrait l’équivalent de tous les datacenters des trois Moires de l’UNE, pour stocker ne serait-ce qu’une part significative de ces données.

En second lieu, parce qu’il y a le mot « extraire » : oui, en clair, il faut extraire les données donc, tout l’ADN des neurones, ce qui tue les neurones, ce qui tuerait le cerveau, ce qui pose quelques soucis éthiques, on s’en doute. La prétendue immortalité numérique, au prix de mourir, ce n’est pas forcément très attractif.

Et, en dernier lieu et c’est un peu ce qui règle le problème : le code ADN, même numérisé, ne peut en aucune manière être interprété dans un langage informatique qui en décrirait le contenu comme on pourrait lire un document ou un film. La numérisation de l’ADN est juste un schéma permettant de recréer cet ADN ; c’est une formule biochimique, en quelque sorte. Donc, numériser la mémoire, oui… la traduire en informations exploitables et lisibles par un ordinateur, non.

Mais, et c’est là qu’il y a quelque chose de très intéressant à faire, c’est quand on a réussi des expériences pour « réinjecter » de l’ADN contenant des fragments de mémoire à un autre être vivant, d’abord en visant des vers, des souris… puis d’humain à humain. Et ça fonctionne ! On peut donc transférer un extrait de souvenir venant d’un sujet A vers un sujet B, qui va ainsi se rappeler d’une expérience qu’il n’a jamais vécu.

La boite de Pandore est ouverte… on en a fait quoi ?

3- Les Logos

Un Logos, c’est donc un ensemble d’extraits ADN d’informations mémorielles formant une expérience vécue par un individu Celle-ci est extraite de son cerveau, sans dommages, mais avec une perte inévitable d’informations. Un pilote qui offre ses talents sortira de l’intervention en ayant perdu une partie de ses propres capacités à piloter ; selon la manière dont l’extraction a été faite, la perte sera minime, mais elle peut aussi être très importante.

Mais puisqu’on peut numériser la formule de la molécule d’ADN, on peut donc sauver cette mémoire et la dupliquer. On pourrait donc ainsi la rendre au donneur, n’est-ce pas ? Sauf que ce n’est pas si simple, on va y revenir.

Ceci dit, le concept part d’une idée hautement altruiste et généreuse : quand des chercheurs ont pu confirmer qu’il était possible d’isoler et extraire certains fragments de souvenirs formant une expérience, est donc, une compétence, ou des parties fondamentales d’une compétence, il y eu des volontaires en fin de vie, la tête bourrée de compétences et d’expériences rares, pour proposer de les offrir à l’humanité. Le geste est fort noble, et a donné naissance à toute une banque de donnée de compétences et d’expériences ainsi sauvegardées au bénéfice de toute l’humanité. Grands penseurs, savants, poètes, artistes, ingénieurs et même sportifs, tous au crépuscule de leur vie après de grandes carrières, ont offert – ou vendu contre de belles rétributions – un petit bout de leur mémoire, stocké dans des bunkers de datacenters sous administration internationale.

Là encore, la noblesse du projet a dominé dans l’ensemble de son développement, du moins tant que possible : l’UNE a très vite légiféré pour établir un cadre judiciaire concernant la propriété intellectuelle de ces données, considérées comme héritage commun et inaliénable de l’humanité. Les laboratoires et les Consortiums n’ont pas été lésés, car la commercialisation des Logos, c’est-à-dire la duplication, le conditionnement et la mise sur le marché des expériences mémorielle, même très réglementée, est un marché rentable.

Une rentabilité commerciale d’autant plus profitable, même si le marché légal concerne surtout les grandes institutions, dans les secteurs médicaux, spatiaux et militaires avant tout, que les Logos ont des limites inhérentes à leur technologie : l’expérience que fournit un Logos est temporaire et ne dure que quelques semaines dans les meilleurs cas. Le souvenir et les compétences qu’il fournit ne sont pas durables, le cerveau a tendance à rejeter l’implantation de l’ADN et l’évacuer progressivement. Des recherches se poursuivent toujours pour améliorer la durée de l’implantation et ainsi prolonger la durée d’effet, avec l’espoir de parvenir à rendre les Logos pérennes, mais les résultats ne sont pas, à priori, pas encore très enthousiasmants.

Et, bien entendu, si nous avons parlé jusqu’ici du marché légal et contrôlé, issu d’un projet noble et généreux, l’appât du gain et l’intérêt avide pour une telle technologie et ses avantages ont généré un marché, illégal, avec non seulement des trafics aux pratiques douteuses, mais aussi des drames humains et des crimes particulièrement sordides.

Comment ça marche ?

Un Logo est juste une dose injectable qui fait effet en quelques heures. Il est composé de nanocapsules, des nanobots biologiques qui traversent la barrière encéphalique et vont circuler dans le cerveau pour y délivrer leur contenu. Celui-ci va être absorbé par les neurones, certains l’acceptant, d’autres le rejetant, d’une manière préprogrammée. Le souvenir ADN est distribué aux bonnes cibles et, pour le cerveau, au bout de quelques heures, il n’y aucune réelle différence entre un souvenir réel et un inventé, mis à part que le sujet a conscience qu’il n’a jamais vécu ce souvenir. Et, au bout de quelques jours ou semaines, les neurones finissent par trouver que cet ADN n’a rien à faire là et il est éliminé progressivement.

Un Logos est donc limité, d’une part dans la quantité informations mémorielles qui peut être transférée, d’autre part dans sa durée d’effet. Si, fondamentalement, il a pu ainsi être possible de sauvegarder des fragments des connaissances et des compétences d’individus de grand talent, ces fragments ne sont qu’une parcelle de leur expérience et de leurs talents.

Pour expliquer, il faut tenir compte qu’un talent dans un domaine de compétence est un ensemble très vaste d’expériences et de savoir-faire mis en pratique sur le terrain, pendant des dizaines de millier d’heure de travail, de réussites et d’échec. Une somme de données qui est répartie dans des millions ou des milliards de neurones éparpillés dans le cerveau… et parfois dans le reste de l’organisme. Une masse de données qui est donc presque impossible à collecter en totalité : il faut trier, faire des choix et sauver l’essentiel de l’expérience que l’on cherche à extraire, sachant qu’on ne peut en sauver la totalité.

Ce qui veut dire que les Logos ont une capacité limitée quand à restituer la totalité de la compétence du donateur. Ce qui ne rends pas moins leur efficacité remarquable mais, pour résumer, un Logos dans un talent ne fera pas de celui qui l’emploie un génie, ou même un véritable professionnel. En termes de jeu, un Logos ne dépasse donc pas 3 dans un Talent, pour les plus perfectionnés d’entre eux ; les plus communs, en vente dans le commerce, sont de niveau 1 de Talent. Quant à la durée d’effet, un Logos demande six heures pour faire effet une fois injecté et, selon sa qualité, va faire effet de 72 heures à douze semaines.

Les Logos ont donc à la base deux usages, un premier, qui est en quelque sorte récréatif, et un second qui est nettement plus éducatif. Les logos de faible durée d’effet servent à obtenir une compétence dans un domaine qu’on a pas, le temps de pouvoir en profiter, par exemple, pour aller faire du ski, de la plongée, du tir, de la randonnée, etc. C’est l’aspect récréatif : une petite injection, une nuit de sommeil et, le lendemain, vous avez les bases d’une compétence que vous n’avez jamais appris et une expérience, qui, même si vous ne l’avez jamais vécue, est fonctionnelle et utile et vous permets d’en profiter pendant vos vacances.

L’autre utilisation est éducative : un Logos de longue durée, même de faible niveau, fournit une base de compétences, de connaissances et d’expérience dans un domaine, qui facilite alors le travail d’apprentissage : il est, par exemple, plus facile d’apprendre à manier une langue étrangère quand on peut zapper la partie « apprentissage par cœur » des bases et passer directement à l’enseignement en immersion. Un exemple qui s’applique à tout : une fois que le Logos vous fournit une compétence de base, vous pouvez plus aisément vous forger grâce à cela votre propre expérience, et donc votre propre connaissance. C’est un type de formation accéléré et perfectionné qui est employé dans les domaines de formation de pointe : certains secteurs militaires, de sécurité, d’ingénierie, ou d’études de sciences appliquées, qu’elles soient humaines ou physiques.

Un Logos n’est cependant pas anodin non plus ; l’abus des Logos présente des risques pour la santé, d’ordre neurologique, on s’en doute. Il y a, d’une part, un risque de toxicité en cas de surdosage et d’emploi répété, et d’autres part un risque de dépendance psychologique aux Logos qui accroit alors le risque d’intoxication. Il faut vraiment abuser pour que cela cause des soucis de santé grave, mais on parle ici d’un risque avéré de dépendance avec des conséquences qui ne sont pas innocentes. En fait, en terme de jeu, l’abus de Logos crée les mêmes effets que des Ruptures sur le système de la Psyché. Oui, pour faire simple, s’enfiler des Logos à la chaine peut rendre complètement fou.

 Le marché légal

La conservation des numérisations d’ADN mémoriel offert par des donateurs est gérée par l’UNE et confiée aux bunkers de données de l’Atlantide (Union des États Socialistes Atlantiques) ; il s’agit d’une ressource publique, conservée pour la postérité et il s’agit de la majorité des sources permettant de créer des Logos. Pour les numérisations qui ont été monnayées, par exemple par le principal créateur de cette technologie, Biological Inc, les archives sont des propriétés privées et sont conservés dans leurs propres datacenters. Comme ces numérisations sont fortement réglementées, il existe des listes assez précises des archives conservées, mais personne ne se fait d’illusions que les Consortiums qui en possèdent n’ont pas tout déclarés et se sont gardé secrètement des numérisations pour leur usage personnel.

La synthétisation des numérisations ADN, leur préparation et leur commercialisation est, elle aussi, réglementée. Si la plupart des Logos sont vendus pour usage récréatif, ils sont distribués via des pharmacies et des cliniques, via des ordonnances et contrôles médicaux. Le but est d’éviter l’usage abusif des Logos pour prévenir les conséquences de santé dont nous parlons plus haut. Ainsi, obtenir un Logos ne se fait pas en claquant des doigts et si les lois changement selon les nations, la plupart appliquent des limitations et des contrôles sur la vente et la distribution.

Sur le marché, on trouve avant tout des Logos à faible durée de vie, qui sont les plus accessibles financièrement. Pour les Logos à longue durée d’effet, et souvent de plus haut niveau (+2 à +3), il faut passer par des institutions de formation publiques ou privées (comme on le décrit plus haut) qui se fournissent auprès de distributeurs agrées pour leurs cursus de formation accélérée. C’est techniquement accessible à tout le monde, mais dans les faits, on ne peut l’employer que si on suit un de ces cursus spécialisés, le plus souvent en étant militaire ou universitaire. C’est que cela coûte cher et est rarement accessible à un particulier.

Les trafics

Et forcément, vous l’aurez vu venir de loin, entre usage récréatif abusif et désir de profiter des avantages utilitaires des Logos, il s’est créé tout un trafic, contre lequel toutes les sécurités pour éviter la copie et la synthétisation de l’ADN n’a pas résisté. Et pour cause, puisque ce sont les numérisations d’ADN mémorielles qui ont servi de base à un trafic illégal ; le reste est simplement affaire de cuisine compétente et de disposer d’un bon labo pour synthétiser et encapsulé l’ADN sous forme de Logos.

Le trafic de Logos illicites, c’est un peu comme un trafic de drogue de luxe. C’est cher, il faut savoir se fournir, mais ce n’est pas très difficile d’en trouver, et cela a des conséquences en matière de criminalité et de santé publique. Car il n’y a pas que le risque de dépendance et de toxicité par usage abusif dont nous parlons plus haut : il faut vraiment savoir faire une très bonne cuisine génétique et médicale pour créer un Logos sûr et sans risques, ce qui demande un professionnalisme pointilleux. Et autant dire que tout cela, pas mal de trafiquants s’en fichent un peu, même si certains tiennent à leur réputation et à ne pas perdre leur clientèle, autant qu’à ne pas se faire repérer et arrêter.

Mais ce marché illégal est le principal responsable des cas d’overdose de Logos et des accidents de toxicité. Même si c’est une drogue chère, il y a toujours des gens pour ne pas vouloir s’en priver, qui ont assez d’argent pour s’en procurer et assez d’inconscience pour se moquer des risques, Autant dire que, quand on dit qu’il s’agit d’un problème de santé publique plutôt pris au sérieux, la chasse aux trafiquants et au démantèlement des laboratoires est prise très au sérieux un peu partout, que ce soit dans l’UNE, le TEP et ailleurs. Pour les trafiquants, c’est un marché très juteux, mais qui s’accompagne de sacrés risques. La pègre du trafic des Logos de contrebande, principalement organisée en petites cellules autonomes qui se coordonnent en réseaux, est d’ailleurs connue pour être très violente, y compris face aux forces de l’ordre, pour protéger ses intérêts.

Et la dépendance aux Logos, cela concerne combien de personnes ? En fait, pas tant que cela, moins de 0,3 % à l’échelle du globe, à peine 0,5 à 1% dans les zones urbaines. Mais dans certains quartiers des grandes villes, on peut vite arriver à du 3%, par exemple à Gateway, dans les quartiers très animés et festifs de Little France et New-Kyoto. L’abus de Logos concerne toutefois principalement les frange aisées, jeunes et festive de la population. Les populations les moins riches ont du mal à pouvoir accéder à assez de Logos pour devenir dépendants.

Une overdose de Logos se conclut en général par un accident neurologique qui va se terminer à l’hôpital, avec des dommages cérébraux définitifs, même si on peut en soigner une partie. Dans certains cas, c’est une crise de démence violente qui frappe la victime, avec mise en danger de la vie d’autrui, voire des meurtres et même de véritables massacres. Dès lors, les forces de police sont parfois forcées d’abattre le forcené.

Le vol de mémoire

Et qui dit trafic et marchés illégaux dit pratiques criminelles sans scrupules. Le vol de mémoire existe bel et bien ; il reste rare, car il faut un matériel médical complexe, peu disponible et très cher, sans compter des compétences médicales de pointe, pour arracher de force un extrait de mémoire à un individu. Mais, cela existe, donc.

Les victimes ainsi traitées ne sont, la plupart du temps, pas volontaires. Dans ce dernier cas elles sont enlevées, le temps de l’opération et perdent une partie entière de leurs souvenirs et de leur expérience, quand elles ne perdent pas tout simplement la vie à la suite du processus, les dégâts cérébraux de l’extraction étant trop important.

Mais pourquoi ce vol de mémoire ? Parce que c’est le seul moyen de créer des Logos de haut niveau et de longue durée sans passer par les voies légales, mais aussi, parce que c’est le moyen de créer un Logos qui contient une parcelle entière de mémoire d’une expérience d’un individu, par exemple pour lui arracher des secrets précis, ou pour revivre les expériences sensorielles que lui-même a vécu. Autant dire qu’ici, on est au stade du crime majeur et pas juste du délit de trafic et de ventre de produit prohibé et dangereux.

Le vol de mémoire est très rare ; questions de moyens mais aussi de risque. C’est le genre de cas où les police d’état n’hésitent pas à faire appel à UNADP pour poursuivre les criminels, et le démantèlement de ces réseaux est une affaire internationale très sérieux. Mais s’il est très rare, des Logos très spéciaux circulent ainsi ; si la plupart ne sont juste que des Logos de longue durée illégaux crée à partir de souvenirs volés, d’autres ont des contenus particulièrement perturbants, que ce soit des expériences sportives ou sexuelles étranges, des souvenirs d’exactions horribles, ou l’expérience vécue d’un vétéran devant une attaque de Hengeyokaïs.

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