Les Twilight Zones, partie 2 : les types de TZ et l’intervention des Schattenjägers

La première partie de cet article sur les Twilight Zones est à lire ici !

3- Comment intervenir ?

C’est un peu tout le problème, on s’en doute. Une Twilight Zone a tendance à contrarier la plupart des raisonnements basés sur les lois du réel et, parfois, intervenir pour essayer de faire quelque chose, quand on n’est pas un Schattenjäger, fait plus de mal que de bien.

Il y a donc une procédure qui a été établie à force d’expériences sur le terrain, et grâce aux conclusions et observations des cryptophysiciens ; celle-ci est enseignée à tous les agents de l’UNADP, mais aussi aux forces militaires et aux équipes d’intervention de la police et des secours et elle commence par : si vous soupçonnez une Twilight Zone, contactez une unité de Schattenjägers, ne vous approchez pas autant que possible, évacuez autant de monde que possible et coupez l’alimentation locale en électricité. Ce à quoi certains rajoutent : et priez que ce ne soit pas une Twilight Zone.

Les types de Twilight Zones

Avant d’expliquer les différentes procédures, il faut commencer par parler des risques identifiés quand on se retrouve devant une Twilight Zone. On pourrait commenter que les risques semblent assez évidents après lecture de tout ce qui précède, mais ces derniers ont été, justement classifiés en catégories, c’est-à-dire en types de manifestations des Twilight Zones. C’est là encore, on s’en doute, un sujet de débats animés au sein de la communauté scientifique car ces identifications en catégories sont le résultat de l’expérience des Schattenjägers et sont considérées comme n’ayant aucune rigueur scientifique. Ceci dit, sur le sujet des Singularités, quelque part, ça n’a rien de surprenant.

Ces catégories sont donc avant tout employées par les Schattenjägers ; cela permets de prévoir du mieux possible les moyens d’action qui devront être déployés sur le terrain pour intervenir sur une Twilight Zone. Une chose primordiale à garder à l’esprit, c’est qu’une Twilight Zone peut dériver d’une catégorie à une autre, voir engendrer des phénomènes qui rejoignent plusieurs catégories.

Les poltergeists

Le type de Twilight Zone le plus simple, et en général l’un des moins risqués avec les spectres, il s’agit du phénomène localisé de déplacements d’objets, en règle général sans autre manifestations que des forces cinétiques, plus ou moins modérées qui peuvent, exceptionnellement, devenir violentes, voire parfois motivées. Les poltergeist tendent à créer pas mal de peur et de panique ; voir des objets disparaitre ici, apparaitre ailleurs, se déplacer nonchalamment ou voler avec violence est une expérience à laquelle personne n’est préparé. Les poltergeists augmentent rarement d’intensité et se situent en général de l’échelle 1 à 2 de Naburu. Mais il peut arriver que le phénomène se produise avec un grand nombre d’observateurs et, là, tout peut arriver, y compris la survenue d’un essaim de Twilight Zones.

L’objectif des Schattenjägers est alors d’isoler complètement la manifestation, d’évacuer tout le monde et, si c’est possible, de retrouver l’observateur zéro et l’interroger, avec l’aide d’un bon analyste spécialisé, afin de remonter le fil des réactions et émotions qu’a expérimenté l’observateur, pour trouver quel événement-clef a suscité le poltergeist. Dès lors, l’analyste peut user d’une efficace technique de psychothérapie associant de l’hypnose à quelques relaxants, pour détendre le pauvre observateur et ainsi lui faire lâcher prise sur son expérience, ce qui va arrêter, en général, la manifestation. Si cela ne suffit pas, c’est qu’il va falloir aussi faire de même sur les premiers autres observateurs, l’observateur le plus influent sur la Twilight Zone ayant changé. C’est en général celui qui a eu la plus grosse frayeur, mais pas toujours : la fascination ou la colère, par exemple, sont des moteurs d’expérimentation émotionnelle bien assez puissants pour ces manifestations.

Parfois, une méthode expéditive mais efficace consiste à neutraliser l’observateur zéro et le maintenir inconscient le temps que la Twilight Zone disparaisse. Il y a même eu une affaire médiatisée où, dans un centre commercial de Kinshasa, les forces de l’ordre, face à une foule paniquée, ont tout simplement neutralisé tout le monde et placé 160 personnes en inconscience pendant 24 heures, le temps que le poltergeist se dissipe !

Les spectres

L’autre type le plus courant de Twilight Zone est, en règle générale, considéré comme une bonne nouvelle pour les Schattenjägers qui interviennent sur ces manifestations ; ceci dit, ce n’est pas toujours vrai.

Un spectre, c’est une manifestation qui génère une apparition intangible, un fantôme en quelque sorte. L’observateur zéro a alors une importance primordiale, car c’est souvent de son psychisme que nait la forme de l’apparition et son éventuelle motivation. La plupart du temps, le spectre est semblable à un automate dans son comportement et ses réactions : il suit un programme en répétant le même trajet et les mêmes comportements, dans un ordre qui ne change pas, sauf si d’autres observateurs viennent interférer avec son programme. Il va alors dériver de son parcours et de son comportement, de manière plus ou moins importante selon le degré d’interaction mais aussi la réaction émotionnelle des observateurs. Sauf exception, les spectres se cantonnent aux échelle 1 à 2 de Naburu et créent rarement de grandes paniques ; tout dépend bien sûr du contexte et du lieu qu’elles vont hanter. En fait, la plupart du temps, le seul réel danger d’un spectre, c’est la peur qu’il peut engendrer, et quelques réactions physiologiques dues au fait qu’il est souvent très « froid » : la zone immédiate de la manifestation est en général à vingt degrés de moins que le reste de l’environnement.

Il est assez facile, dans la plupart des cas, de se défaire d’un spectre : il suffit de trouver l’observateur zéro, de l’aide à se reprendre et retrouver son calme et, quand il est prêt, à le confronter au spectre d’une manière sereine et raisonnée ; ce dernier étant lié aux souvenirs et aux émotion de l’observateur zéro, la simple confrontation pacifique dans un contexte contrôlé suffit pour dissiper la Twilight Zone. Là encore un bon analyste fera des merveilles pour aider l’observateur à préparer cette confrontation. Parfois, un échange est nécessaire, car certains spectres sont motivés. Ils ont une requête, souvent assez simple, lié à un défunt du passé de l’observateur zéro ou une personnification issue de ses mythes personnels. La technique de la neutralisation de l’observateur zéro, comme pour le poltergeist, fonctionne aussi.

Mais, ça, c’est quand tout se passe bien. D’une part, il est fréquent que le spectre soit plus ou moins invisible, ce qui complique grandement son identification. Les lunettes spectrales, qui servent à repérer les phénomènes invisibles ou camouflés, permettent alors de suivre, en théorie, le trajet et les comportements du spectre. D’autre part, et cela arrive parfois dans un lieu regorgeant de sources d’énergies ou avec plusieurs d’observateurs simultanés, le spectre peut devenir hostile ou agressif et être capable d’interaction physique directe (en gros, il est tangible), ce qui en général va de pair avec toujours plus d’autonomie et de complexité dans son comportement, jusqu’à pouvoir être une menace sérieuse ; en général, la Twilight Zone est alors classé à l’échelle 3 de Naburu.

C’est là qu’il faut parfois faire appel à une X-SWAT ou s’armer de masers spectraux pour une intervention en force, car l’observateur zéro n’aura pratiquement plus prise sur la Twilight Zone et celle-ci va vite devenir un danger menaçant la vie des civils et des Schattenjägers. Dans ce cas, neutraliser et maintenir dans le coma tous les observateurs est aussi une méthode efficace… quand elle est possible. On se doute bien que, légalement et éthiquement, c’est très mal vu et très rarement accepté.

Les monstres

Une chose toujours effrayante avec ce type de Twilight Zone, c’est que les Schattenjägers ne sont jamais assurés de son type, ni préparés à sa nature, et pour cause : les monstres, ce sont les Twilight Zones qui génère des cauchemars vivants, des créatures hors-normes, uniques, imprévisibles et, le plus souvent hostiles. Ce type de Twilight Zone est systématiquement classé au moins 3 sur l’échelle de Naburu.

Un monstre, c’est vraiment comme son nom l’indique : une créature qui a été autrefois un être vivant reconnaissable et classifiable, qu’il s’agisse d’un insecte, d’une mousse, d’un rat ou d’un humain, et qui a complètement dérivé de son origine pour devenir une nouvelle forme de vie unique, dont les caractéristiques, le mode de vie ou les nécessités alimentaires ou comportementales présentent un risque majeur pour tout le reste du biotope qui l’entoure, à commencer par les humains. Insistons sur ce point : toute créature vivante peut devenir ou engendrer un monstre, y compris les plantes ; et, oui, même les bactéries, même s’il n’y a qu’une poignée de rapports avérés sur ces cas.  Quant au comment, le processus reste fondamentalement inconnu, mais l’idée généralement admise est l’interaction directe entre une Singularité très active et instable, un observateur en état de stress et une créature vivante. Et c’est là qu’interviennent plusieurs facteurs, mais surtout le principal : la tendance des esprits conscients et dotés d’une culture à posséder une mythologie personnelle, même de manière intuitive. La croyance en l’existence de formes et de créatures mythiques, hors des normes de la biologie, est le principal déclencheur pour l’observateur zéro, qui va donc insuffler à la manifestation de la Twilight Zone son thème et la forme du monstre. Cependant, l’esprit des créatures dotées d’une conscience et d’une culture est compliqué ; ce que génère l’observateur zéro, c’est la somme de ses mythes personnels, de son stress et de ses peurs, sans aucune organisation ou structure décidée.

Ainsi, un monstre nait comme la somme de la forme de vie qu’il était à l’origine, d’un chaos de pensées, d’émotions et des références mythiques influencées par la culture et la peur de l’observateur zéro. Quel que soit le monstre qui nait de ce genre de Twilight Zone, il est pratiquement toujours dangereux et souvent hostile. Ce n’est d’ailleurs, le plus souvent, pas par motivation ; il n’est pas forcément animé d’un désir de destruction et de mort, mais par le stress de l’expérience qu’il vit lui-même. Sa transformation est, en général, aussi incompréhensible pour lui que son existence l’est pour les témoins. Sauf que dans tous les cas, cela fait de lui un monstre : une créature hors-norme par son apparence et son comportement, inadaptés à son environnement. Et, forcément, cela finit toujours tragiquement. Une caractéristique des monstres, c’est qu’ils « persistent » après la durée classique d’une Twilight Zone. Ils ne seront plus affectés par l’effet des observateurs mais peuvent survivent longtemps, même si c’est très rare.

Pour les Schattenjägers, ici, point de recherche de l’observateur zéro et intervention d’un analyste pour endiguer la Twilight Zone. La seule méthode, c’est de traquer le monstre et le neutraliser avant que d’une part, d’autres observateurs n’encouragent sa mutation a rajoutant encore involontairement des caractéristiques toujours plus dangereuses à la créature, et que d’autre part, il ne commence à commettre des ravages et ne cause des drames et une panique qui va encore amplifier chez les observateurs le risque de le faire muter.

Fort heureusement, la plupart des monstres, dans leur immense majorité des animaux, obéissent à des comportements et des motivations prévisibles : s’abriter, se nourrir, sécuriser leur territoire. Et ils restent des créatures physiques, une manière simple de dire qu’ils craignent les balles, même s’ils sont souvent hors-normes du point de vue des capacités d’encaissement, de résistance ou de récupération. Aussi, s’il est risqué de traquer un monstre, le neutraliser reste toujours possible. Cela devient par contre autrement plus dangereux et difficile quand le monstre était un humain à la base ; ses motivations peuvent devenir alors très complexes ainsi que ses méthodes pour échapper à toute forme de pistage. Il peut ainsi avoir même échappé longuement à toute investigation et rester discrètement actif pendant longtemps.

Les contagions

Phénomènes de possessions et d’autres entités d’aspect uniquement spirituel, nés des terreurs et des cauchemars des pensées humaines, ces Twilight Zone sont capables de comporter comme un processus de contagion, en sautant d’un hôte à un autre ou en se répandant d’un esprit à un autre, à partir de l’observateur zéro, qui est aussi le premier contaminé. Autant dire que ce sont des types de Twilight Zone très dangereux et qui nécessitent des précautions et procédures très particulières… enfin, quand les Schattenjägers savent à quoi s’attendre, ce qui n’est pas toujours évident. Une contagion est toujours classée au moins à l’échelle 2 de Naburu.

Les contagions sont fortement influencées par les mythologies personnelles et culturelles des témoins. Les manifestations créées par ces contagions sont des idées, des lubies, des psychoses, qui peuvent aller d’une simple monomanie à la panique meurtrière et qui, dans l’esprit des observateur atteint, prennent la forme d’une apparition mythique, un phénomène qui parfois apparait comme une créature intangible, parfois comme des voix, mais aussi, plus simplement, comme des compulsions irrésistibles. La contagion est rarement motivée –et ce n’est pas plus mal. Elle agit simplement en se répandant et en altérant le comportement des observateurs contaminés.

C’est la forme de Twilight Zone qui impose le plus l’évacuation complète de la zone. L’avantage est que les manifestations de contagion sont, dans l’immense majorité des cas, localisées dans l’espace. Les personnes contaminées restent affectées par leur altération de comportement, leurs compulsions et leurs visions même en quittant la zone d’effet de la Twilight Zone, mais cet effet ne persiste pas une fois que la Twilight Zone s’effondre.

Il est utile de trouver l’observateur zéro d’une contamination ; c’est de son esprit qu’est né l’entité qui altère le comportement de tous les autres contaminés et il reste le plus fort agent de contagion. L’isoler, voire le neutraliser, permet de réduire la durée de la Twilight Zone. Cependant, dans une contagion, la meilleure méthode est d’isoler et évacuer tout le monde du périmètre affecté et évitant de se retrouver soi-même contaminé. Et pour intervenir, il vaut mieux que les Schattenjägers s’équipent de combinaisons isolantes stat et limitent au strict nécessaire leur exposition dans la zone d’effet.

Le plus grand danger d’une contagion, pour un Schattenjäger, c’est non seulement de risquer de faire partie de la contagion, mais aussi les autres observateurs contaminés eux-mêmes. Ces derniers ont un comportement altéré souvent imprévisible et parfois violent, sans compter leur détresse et leur panique qui rendent une telle Twilight Zone particulièrement risqué, même quand elle reste à une échelle raisonnable. Autant dire que, selon le contexte, parvenir à évacuer tout le monde s’avère parfois particulièrement compliqué ; les contagions, heureusement rares, ont ainsi provoqué de nombreux dégâts humains.

 Les glissements

Ce type de Twilight Zone est particulièrement redouté et, heureusement, très localisé dans le temps et l’espace, ce qui rend la majorité d’entre elles peu dangereuses ; mais pour un petit nombre, cela peut signifier la disparition pure et simple des agents qui interviennent sur celle-ci.

Pour décrire un glissement, il s’agit d’imaginer que, dans la Twilight Zone, plusieurs réalités, au minimum deux, issues de plusieurs espace-temps, se collisionnent ou entrent en interaction, avant de se résorber rapidement, ces manifestations ayant une durée de vie limitée. Le problème, c’est de savoir dans quelle réalité on se situe quand la Twilight Zone s’effondre et disparait, car ces réalités disparaissent avec elle… ainsi que tout ce qui se trouve alors dedans. Les glissements sont toujours classés à l’échelle 3 au moins de Naburu.

Définir les glissements spatio-temporels est difficile puisque chaque manifestation est unique, d’une durée brève et qu’elle va laisser des choses dans la réalité et en faire disparaitre d’autres. Une famille de tyrannosaures dans un centre de conférence (histoire vécue, dans le centre de conférence Tsien Lao de Gateway, en 2200), qui se retrouve coincée sur place après l’effondrement rapide de la Twilight Zone, cela rend les choses assez compliquées. Mais parfois, c’est à la fois bien plus subtil, et beaucoup plus risqué, comme un glissement spatio-temporel sur une base militaire de la toundra sibérienne, ouvrant une toute petite brèche océanique ; un jet d’eau, d’une pression inimaginable, s’est alors déversé sur les installations, dévastant et noyant toute la base avec des dégâts matériels et humains importants. Sans compter, bien sûr, les cas d’apparition ou de disparition hors-norme : on peut citer les vingt-sept disparitions d’avions et transorbitaux en plein vol, lors de la Tempête de réalité, ou encore les corps de soldats napoléonien rejetés sur une plage du Mozambique dans la même période.

La plupart des glissements sont heureusement relativement limités. Il arrive qu’il s’agisse d’une dérive temporelle ou spatiale qui se cantonne à juxtaposer deux espace-temps très proches ; c’est une sorte de décalage qui se compte en heures, ou en jours, créant un nouveau scénario d’événements proches, une sorte de déjà-vu selon d’autres perspectives, qui se rétablissent à peu près normalement une fois que la Twilight Zone s’effondre. Cela n’empêche pas, parfois, de se retrouver avec deux versions d’un même objet dans le même espace, ou des bouts de l’espace-temps alternatif laissé dans l’espace-temps d’origine, comme par exemple du sable et des insectes du désert dans un local de bureaux.

L’observateur zéro d’un glissement n’est parfois pas retrouvé, et pour cause : il est le premier à glisser d’un espace-temps à un autre et, où qu’il débouche, il est définitivement perdu pour la réalité d’où il provient. Ce n’est cependant pas sa disparition qui réduit la durée de vie du glissement, une caractéristique typique de ces Twilight Zones : celles-ci s’effondreraient tout simplement par manque de sources d’énergie suffisante pour les stabiliser longuement. Un glissement siphonne littéralement toutes les sources d’énergie locales, vidant au passage toutes les piles Shipstone dans son aire d’effet ; mais, sauf à avoir des batteries massives à portée, cela ne suffit pas. La manifestation ne peut se maintenir longtemps sans une énorme puissance électrique ; dès qu’elle n’en dispose plus, elle s’effondre rapidement.

La procédure sur ce type de Twilight Zone est très simple : identifier cette dernière, évacuer tout le monde et couper toutes les sources d’alimentation en énergie. Inutile de chercher l’observateur zéro spécifiquement ; une fois la Twilight Zone déclenchée, il n’a que peu de prise sur le glissement et sur ce qui va en sortir (ou y entrer). A la rigueur, l’évacuer en priorité si on a pu le trouver permettra de réduire encore la durée d’effet de la manifestation, mais c’est tout. Le plus grand risque, c’est d’être dans l’aire d’effet de la Twilight Zone alors qu’elle s’effondre, et se trouver dans le mauvais espace-temps de la zone, à ce moment-là. C’est ainsi que pas mal de Schattenjägers ont fini leur carrière, brutalement.

Les bulles

Un étrange cas de Twilight Zone, si jamais vous ne trouviez pas ce qui précède déjà bizarre, les manifestations de bulles dimensionnelles créent, pour simplifier, une sorte de réalité alternative ayant pour épicentre la singularité qui vient d’apparaitre. Cette bulle dimensionnelle diverge du réel et se comporte comme une sorte de réalité de poche, une illusion tangible. Depuis le monde réel, on ne voit rien ou, plus exactement, on voit ce qui y manque, c’est-à-dire, la plupart du temps, les observateurs qui ont été attirés dans la bulle.

Le fonctionnement de ce genre de Twilight Zone est assez particulier et relativement trouble. L’observateur zéro déclenche la première manifestation et, dès lors, les autres observateurs qui sont témoins et adhèrent à cette observation, car elle répond à leurs mythes personnels et culturel (que ce soit en bien ou en mal) accentuent la dérive entre le réel et la bulle. Dès lors, la Twilight Zone existe non plus dans le réel, mais dans une bulle qui apparait comme une absence, principalement des observateurs, dans le réel, et des signes uniquement mesurables avec des détecteurs Naburu. Les observateurs vivent alors une expérience qui suit son propre scénario dans une bulle qui s’étend d’autant plus qu’il y a eu d’observateurs impliqués. Une bulle peut commencer à deux à l’échelle de Naburu, mais souvent monte à l’échelle trois et plus.

Le décor et le contexte à l’intérieur de la bulle sont exactement semblables au réel : mêmes lieux, mêmes résidents, mêmes moyens ; seuls les événements propres à la bulle et l’écoulement du temps à l’intérieur de celle-ci changent et sont uniques. Et c’est tout le problème : pour qui est dans la bulle, il est difficile de comprendre qu’ils sont piégés dans une Twilight Zone qui désormais les isole totalement du réel, même en ayant tout à fait conscience d’assister à une Twilight Zone ! En fait, un observateur coincé dans une bulle ne pourrait pas faire la différence sauf quand le nombre d’observateurs augmente et commence, par leur influence sur la Twilight Zone, à accumuler les incohérences et les paradoxes à l’intérieur de la bulle. Celle-ci devient de plus en plus instable et diverge toujours plus de la réalité, jusqu’à point où les observateurs commencent eux-mêmes à comprendre que rien n’est normal et qu’ils sont piégés dans une autre réalité illusoire.

La seule échappatoire pour l’individu piégé est alors de s’éloigner le plus possible de l’épicentre estimé de la Twilight Zone jusqu’à être assez loin pour réaliser l’illusion. Le choc est d’ailleurs assez important quand un observateur parvient à échapper à la bulle. La réalité reprend ses droits en une seconde, mais pour l’observateur, tout ce qu’il a vécu dans la bulle était tout à fait réel, la prise de conscience d’avoir été piégé dans une bulle dimensionnelle est alors particulièrement traumatisante. Une bulle dimensionnelle finira d’ailleurs par s’effondrer d’elle-même à force de paradoxes et d’observateurs qui comprennent la situation et fuient les lieux. Mais entretemps, les événements à l’intérieur de la bulle auront eu l’occasion de provoquer nombre de dommages et de catastrophes.

La procédure, en cas de bulle dimensionnelle, pour des Schattenjägers commence, une fois identifié le type de Twilight Zone, par isoler les lieux : couper les sources d’énergie, les communications, évacuer tout le monde, pour éviter que la bulle continue à « avaler » des observateurs. Puis, il faut trouver l’observateur zéro, qui se trouve dans la bulle ainsi que les premiers témoins, qui sont tous affectés et sont en quelque sorte le moteur de la bulle. Le seul moyen est d’y entrer sans être affecté, ce qui n’est possible qu’avec des combinaisons isolantes stat, et d’extraire les observateurs affectés, principalement l’observateur zéro, en générant une brève IEM à la fréquence réglée sur les mesures électromagnétiques de la bulle. On ne tente jamais de faire s’effondrer la Twilight Zone d’un coup avec une IEM : l’impulsion à grande échelle aurait l’effet inverse et amplifierait encore la manifestation. Dans une bulle, les Schattenjägers équipés n’apparaissent pas comme des personnes, mais comme des altérations locales, des sortes d’ombres spectrales ; comme la plupart des bulles voient le temps s’y écouler plus vite qu’à l’extérieur, ces spectres ont, en plus, l’air de se téléporter ou glisser à la vue à grande vitesse. Autant dire que le travail des Schattenjägers, qui doivent extraire les observateurs de la bulle n’est pas facilité du tout.

 Les aberrations

Les aberrations physiques sont un type de Twilight Zone très rare et très dangereux, qui se produit le plus souvent autour de sites de production ou de stockage d’énergie important. Pour résumer, une aberration, c’est une manifestation où les lois de la physique se mettent à dériver, jusqu’à se comporter de manière complétement irrationnelle. La première Twilight Zone officiellement recensée, l’incident de North-Mexico, est typiquement une aberration. Les aberrations sont classées au moins à deux sur l’échelle de Naburu, mais le plus souvent atteignent l’échelle trois et plus.

Dans une aberration, la gravité peut décider de fluctuer ou s’inverser, la causalité et l’entropie fonctionner ici et là à l’envers, la force électrofaible partir en vacance, la thermodynamique être prise d’une volonté propre, etc. En générale, une seule loi physique est affectée à la fois, ce qui n’est déjà pas mal, en terme d’effets catastrophiques. On ne sait pas du tout comment apparait réellement une aberration. Il est probable que l’observateur zéro constate une anomalie, et que son esprit se réfère directement à un de ses connaissances des lois de la physique ; l’idée qui jaillit chez l’observateur face à cette anomalie initiale devient dès lors l’aberration qui se mets à affecter le réel, en amplifiant d’autant le phénomène qu’il va affecter des observateurs et trouver de l’énergie pour s’alimenter.

Ce type de Twilight Zone a un double comportement général : elle veut s’étendre, et le fera d’autant plus qu’elle trouvera de l’énergie et des observateurs et elle est autodestructrice, c’est-à-dire qu’elle détruit sa propre aire d’effet et que cette destruction, qui croît avec les mêmes sources que ce qui accroit son expansion, la condamne forcément à s’effondrer sous ses propres dégâts. Plus rarement, la manifestation restera cantonnée à d’étranges effets physiques limités dans leurs effets et leur aire d’effet ; mais, d’expérience, cela ne dure pas si des observateurs se trouvent dans les parages.

Face à une aberration, il n’y a pas grand-chose à faire, la méthode étant toujours la même : trouver l’observateur zéro et l’isoler, évacuer tout le monde, placer la zone en quarantaine et couper toutes les sources d’énergie, puis attendre que la Twilight Zone s’effondre. Mais cette procédure ne fonctionne que tant que la manifestation reste modérée dans ses effets et sa durée. Il est inutile de tenter de comprendre quel a été le déclencheur de l’aberration chez l’observateur zéro ; même en trouvant l’information, elle n’est que rarement d’une grande aide, ce dernier n’ayant plus de prise réelle sur la manifestation. Et si cette dernière profite de sources d’énergies puissantes et de nombreux observateurs, elle entrera rapidement dans un cycle simultané d’expansion rapide et d’autodestruction, détruisant tout dans son aire d’effet tandis que les aberrations deviennent toujours plus ravageuses et que les lois de la physique s’effilochent.

À ce stade, soit la Twilight Zone s’effondre toute seule, soit il faut l’arrêter de force et il n’y a pas trente-six méthodes : on fait venir une bombe stat ou, à défaut, les plus gros explosifs conventionnels dont on peut disposer, et on bombarde la zone jusqu’à son éradication et l’effondrement de la Twilight Zone. À noter que si la bombe stat est efficace dans quasi tous les cas, le reste n’est pas du tout garanti et peut même avoir un effet contraire, au moins temporairement, avec les conséquences qu’on imagine !

Les essaims

Un essaim de Twilight Zones, c’est un peu, comme son nom l’indique, une manifestation qui se répand en plusieurs foyers. Dans le cas d’un essaim, toutes les Twilight Zones sont du même type et leur origine est la même, c’est-à-dire une singularité croisée par un observateur. Mais donc, pourquoi une Twilight Zone deviendrait un essaim ?

Alors, sans surprise, l’explication exacte est inconnue, mais les théories les plus plausibles se réfèrent à l’effet de foule, c’est-à-dire une multitude d’observateurs à partir d’une seule  Twilight Zone. Ceux-ci sont témoins de la manifestation ; le nombre augmente d’autant la multiplication des influences divergentes des observateurs, ce qui finit par conduire la Twilight Zone à émerger en de multiples sources, actives en parallèle. Autant dire que les conséquences peuvent être catastrophiques.

Pour autant, gérer un essaim de Twilight Zones est à peu près similaire à gérer une seule Twilight Zone. Il faut juste agir plus vite et plus efficacement, en isolant la zone de la manifestation, en lui retirant toute source d’énergie et en évacuant le plus de monde possible dans un périmètre large autour de l’essaim. La plus grande difficulté est alors surtout du domaine logistique. Une fois cela effectué, il faut appliquer les procédures habituelles, en trouvant le point de départ de l’essaim et l’observateur zéro, quand c’est possible. Ce qui reste là encore plus difficile, vu qu’il y a foule d’observateurs impliqués.

La plupart du temps, face à un essaim, les Schattenjägers appliquent les méthodes standard les plus simples et attendent que les manifestations s’effondrent en causant le moins de dommages possibles. Mais dans les cas les plus dramatiques, il n’y a guère que les solutions les plus extrêmes. Le cas le plus connu d’essaim de Twilight Zones est la bataille de Calcutta. Pendant près de cent jours, au cours de la Tempête de Réalité, la ville, à la frontière de l’Abîme, sera assiégée par des créatures humanoïdes qu’on ne pourra mieux décrire que comme des zombies. La Tempête sévissant, la ville et ses 34 200 occupants, principalement du personnel militaire et scientifique de l’UNE, résistera trois mois durant, devant des vagues d’attaques de créatures terriblement résistantes, ponctuées de phénomènes physiques et météorologiques paranormaux. L’essaim, gigantesque, car à l’échelle d’une garnison entière, s’effondrera à la fin de la Tempête, quand tout le monde aura enfin pu être évacué.

Les dérives

Les dérives technologiques ne sont pas vraiment des Twilight Zones, ou du moins pas toujours, ce qui rends leur identification compliquée. Il s’agit de cas où un système technologique, industriel ou scientifique, se mets à faire des choses ou produire des événements qu’il n’est pas du tout sensé produire. Oui, dit ainsi, c’est assez vague et c’est en grande partie tout le problème.

Le fait est que le 23ème siècle produit énormément d’innovations et de résultats expérimentaux et scientifiques, avec son lot d’incidents, des mineurs aux plus graves, et parfois, pour certains, des plus étranges. Et parfois, ces incidents mettent en danger des biens et des personnes, sans trop savoir si cela est dû à une erreur, une conséquence inattendue ou, plus inquiétant, une Twilight Zone.

Alors, forcément, l’idée qu’une Twilight Zone se manifeste dans une structure technologique, ça fait peur à tout le monde ! Aussi, quand des ingénieurs ou chercheurs constatent que quelque chose dérive de manière bizarre des résultats attendus ou prévus de leur machine, ils attrapent leur téléphone et appellent des Schattenjägers, ou du moins qui peut en joindre ou en envoyer, on ne sait jamais.

Et, dans les faits, une minorité de dérives sont bel et bien des Twilight Zones, qui peuvent être minimes, ou préludes à des événements dramatiques. C’est pour cela que c’est quelque chose de plutôt pris au sérieux. Pour le reste, la méthodologie reste la même : tout dépend du type supposé ou réel de la Twilight Zone, en espérant que ce n’en soit pas une. Et parfois, ce n’en est pas une, mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas un très gros problème qui ne va pas mettre les Schattenjägers dans de beaux ennuis !

Les emballements

Ce ne sont pas tout à fait des Twilight Zones, mais cela peut y conduire et, même quand ce n’est pas le cas, c’est très risqué : il s’agit de ce moment où un Hexen a tellement puisé dans sa capacité que celle-ci s’emballe et qu’il en perd le contrôle. Dès lors, l’Hexen est pris d’une sorte de frénésie, qu’il ne peut maitriser, d’abus de ses capacités, de manière toujours plus puissante et toujours plus incontrôlée, jusqu’au moment où sa capacité dépasse totalement ses propres limites et le consume littéralement.

Et soit l’Hexen meurt ou s’effondre, épuisé, soit sa structure physique devient elle-même la source d’une manifestation de singularités, et on se retrouve avec une Twilight Zone particulièrement critique sur les bras.

En règle générale, les Schattenjägers ne courent pas après un Hexen en cours d’emballement ; ce n’est pas leur travail à la base, mais celui des X-SWAT. Mais leurs enquêtes peuvent les mener à se retrouver face à ce genre de cas et, vu le risque si l’emballement arrive au point de rupture, ils n’ont alors guère d’autre choix que de courir après l’Hexen, avec du soutient ou pas, pour essayer d’arrêter la catastrophe.

Vous trouverez plus de détails sur les emballements d’Hexen dans les règles du jeu et dans le chapitre consacré aux hexens.

Les foo-fighters

Les foo-fighters sont cités ici parce que même si presque tout le monde est persuadé qu’il ne s’agit pas du tout de Twilight Zones, il arrive que ces phénomènes croisent la route de Schattenjägers.

Les Foo fighters (sans le tiret, traduction anglaise de chasseurs fantômes) sont à l’origine des phénomènes aériens signalés à de nombreuses reprises par les équipages des forces armées aériennes alliées ou de l’Axe, lors de la Seconde Guerre mondiale. Oui, ils voyaient des OVNIs. En 2202, les foo-fighters (avec le tiret), ce sont des phénomènes aérospatiaux observés par les équipages et les témoins au sol, dans les airs et dans l’espace, souvent relayés par des relevés radar, lidar, gravimétrie ou infrarouge.

Beaucoup de pilotes spatiaux, y compris de StarForce, ont vu des foo-fighters dans l’orbite terrestre, dans le système solaire et même autour de Koie. Ils sont rapides, capables de manœuvres inertielles impossibles, terriblement difficiles à suivre aux instruments et sont, à raison, prétendus capables de disparaitre à volonté. Ils semblent préférer apparaitre dans les zones de conflit ou de manœuvres militaires, mais on en a régulièrement aperçu sur Terre, apparemment attirés par les concentrations d’armes ou les grandes structures énergétiques.

Les foo-fighters n’entrent jamais en interaction rapprochée avec l’activité humaine. C’est tellement constant que les experts en ont conclu, assez logiquement, qu’il s’agit d’autres civilisations spatiales avancées observant de loin ce que fait la Nouvelle Humanité, sans souhaiter entrer en contact, un peu comme des scientifiques étudiant une espèce locale. Mais cette explication n’a jamais pu recevoir la moindre preuve tangible – et ceci malgré quelques incidents de combat avec des foo-fighters, qui n’ont pas donné grand-chose à part de la casse accidentelle, des équipages perdus et une grosse panique militaire ; il est apparemment impossible d’abattre ou capturer un foo-fighter. Donc personne ne sait ce que sont les foo-fighters, et cela agace beaucoup de monde, à commencer par Starforce.

Tout ceci ne devrait concerner en rien les Schattenjägers… mais quand vous lirez le métaplot de Singularités, vous verrez qu’en fait, ce serait bien possible qu’ils se retrouvent mêlés de plus près que prévu de ce genre d’incidents… et que les conséquences puissent être assez imprévisibles. Car, si même les meilleurs IA ne comprennent pas du tout quelles seraient les motivations des foo-fighters, autant dire que pour les Schattenjägers, ce serait une expérience très surréaliste !

4- Le rôle des services de police

Face à une Twilight Zone, la plupart des services de police ont beau connaître les procédures de base, elles sont largement dépassées et elles le savent bien. Aussi, quand les forces de police locale soupçonnent une Twilight Zone, elles préfèrent très largement refiler le bébé à des spécialistes. C’est pourquoi dès qu’une équipe locale de police ou de sécurité privé commence à trouver que les choses prennent un tour anormal, elle contacte au plus vite les forces de police fédérales, qu’elles soient locales comme la Central Investigation Agency de l’UAO, ou internationales, c’est à dire l’United Nations Advanced Departement of Police de l’UNE. Dans certains cas, des acteurs privés peuvent aussi faire appel à une organisation privée, comme L’Analysis and Evaluation of Global Incident Situations, l’ONG d’enquêtes et d’études de Shipstone.

Entretemps, la police locale va faire de son mieux : boucler la zone, évacuer les gens les plus exposés, essayer de sauver des vies et maintenir l’ordre, avec les équipes locales de secours. Ce n’est parfois pas une bonne idée, car cela multiplie encore le nombre d’observateurs et donc de risques de manifestations de la Twilight Zone. Mais il est difficile d’empêcher des sauveteurs et des protecteurs de la loi de rester sans rien faire devant un drame humain.

L’alerte peut ainsi être donnée assez vite et des forces fédérales intervenir rapidement. Mais ce n’est pas si simple ; une Twilight Zone peut sembler ne présenter aucuns risques, voir être une séries d’incidents sans gravité… jusqu’à ce que cela devienne un vrai problème. Dans d’autres cas, le soupçon d’une Twilight Zone n’est pas assez avéré, et l’équipe envoyé sur place est seulement là pour vérifier, sans trop savoir à quoi s’attendre. Et enfin, et surtout, il y a peu d’équipes de Schattenjägers dans le monde et il n’est pas toujours évident de les déployer.

C’est donc parfois difficile d’envoyer une équipe de Schattenjägers, selon la distance aux bureaux fédéraux au lieu d’intervention, selon le temps pour donner l’alerte, selon le degré de suspicion d’une Twilight Zone, selon les arcanes parfois insolubles de l’administration et de la politique, parfois, simplement, selon la chance. Et, si les choses se gâtent, c’est parfois plus compliqué encore d’avoir sous la main une X-SWAT !

Les Schattenjägers

La grande majorité des équipes de Schattenjägers font partie de l’UNADP. Ceci dit, cela ne fait pas beaucoup. Pour plus de précision on parle des Schattenjägers dans le chapitre qui présente l’UNADP, mais, pour résumer, il est très difficile de trouver des gens ayant une expérience probante dans les Twilight Zones et qui souhaitent devenir enquêteur et agent d’intervention sur ces phénomènes.

Il n’y a pas que l’UNADP, bien sûr. Sans compter l’AEGIS et des équipes d’enquêteurs indépendants, il y a aussi des polices fédérales qui ont monté, ces dernières années, leurs propres équipes. Mais cela ne fait pas beaucoup, en fin de compte. Sur l’ensemble des nations du 23ème siècle, on peut estimer qu’il ne doit pas y avoir plus d’une centaine d’équipes formées, dont les trois quarts par l’UNADP, plus à peu près autant de structures et bureaux disposants d’un ou deux enquêteurs spécialisés. Cela ne représente, à bien y regarder, et même en comptant les X-SWAT dont on parle plus bas, pas plus d’un gros millier de personnes compétentes et disposant de moyens d’intervention.

 Les X-SWAT

Les X-SWAT ( eXtraordinary Special Weapons And Tactics) sont des équipes d’intervention spécifiques, dérivés des SWAT, en français : « armes et tactiques spéciales ». Les X-SWAT sont des unités de police fédérale ou de la police internationale, l’UNADP, formées et équipées pour agir sur le terrain d’une Twilight Zone et de ses manifestations. Formés à la sécurité, au secours aux victimes, les X-SWAT ne sont pas juste des équipes d’assaut, même si c’est leur rôle premier. Ils sont souvent accompagnés d’unités de secouristes et d’intervention en milieu dangereux ou contaminés et constituent le dernier outil pour arrêter une Twilight Zone avant d’en venir à sa destruction. Autant dire que ce sont des alliés précieux pour les Schattenjägers, avec qui ils interviennent en collaboration étroite.

Il n’y a pas beaucoup de X-SWAT. Leur entrainement est difficile, leur formation compliquée, leur matériel exceptionnel, bref, ça coûte cher et ça ne court pas les rues. L’UNADP n’en dispose que d’une vingtaine, et il n’en existe pas plus d’une quarantaine en tout et pour tout.

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